Mike Tommasi a remplacé Jean-Claude Hervé à la maintenance du site et Christian Connaulte résoud les problèmes techniques qui surgissent au jour le jour.
Mike Tommasi a remplacé Jean-Claude Hervé à la maintenance du site et Christian Connaulte résoud les problèmes techniques qui surgissent au jour le jour.
Dans ce numéro : 14-15
Sommaire :
– Etang de Berre : la longue et heureuse bataille juridique des pêcheurs
– Un bateau pour ramasser les algues vertes dans l’étang
– « Pêcheurs du monde » : festival de films à Lorient
– L’onde savoureuse : recettes pour le loup et la dorade
– Supplément :
* Les films du festival
*Cantonnement du Cap Roux : renouvellement jusqu’en 2008 et campagne de marquage de sars
* L’implication des pêcheurs dans les AMP Méditerranéennes
à€ travers l’élaboration d’un tableau de bord des mers et océans, le MEDAD adopte le principe de gestion concertée par écosystème du Comité opérationnel »mer et littoral » du Grenelle de l’environnement.
à€ cette occasion, l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (IFREMER) et l’Agence des aires marines protégées viennent de signer une convention-cadre en vue de s’engager mutuellement pour 5 ans sur ce projet. Celle-ci permettra de faciliter et d’accélérer le développement d’un réseau d’aires marines protégées d’ici 2012…
Le tableau de bord consiste à dresser l’état des lieux et assurer le suivi des eaux sous souveraineté française pour servir d’appui aux politiques publiques de gestion de l’espace marin. Il pourrait se décliner en trois aspects thématiques à savoir les écosystèmes, le patrimoine naturel et les usages…
Dans ce numéro :
Sommaire :
– Récolte des palourdes en pays bigouden – Récit de mer : A marée basse dans l’estuaire de Pont L’Abbé (Sud Finistère)
– La réussite d’une gestion de gisements classés : coques et palourdes
– Mobilisation pour sauver le Ster de Lesconil
– La pêche : un enjeu territorial – Pêche finistérienne : attention fragile !
– Réorganisation des structures : partir des communautés de pêcheurs qui sont la base…
– Zoom sur le Collectif Pêche et Développement
– L’onde savoureuse : palourdes
Pour ne pas avoir respecté les dispositions de la directive relative aux traitements des eaux usées qui devaient être mises en place pour le 31 décembre 1998, la France vient de recevoir un dernier avertissement de la Commission européenne.
Irrigation, refroidissement, lavage les utilisations de l’eau par l’homme sont nombreuses et variées. Cependant, la plupart provoquent des pollutions que ce soit par des produits chimiques (pesticides, détergents) ou des matières organiques (excréments). L’assainissement de ces eaux avant leur retour dans le milieu naturel constitue donc une étape clef afin de préserver les conditions de vie dans les milieux aquatiques d’autant que ces eaux peuvent être ensuite utilisées pour la fabrication d’eau potable. Des réglementations ont donc été mises en place notamment à l’échelon européen, afin d’assurer la collecte et un traitement efficace des eaux usées.
La directive européenne n°91/271/CEE du 21 mai 1991 relative au traitement des eaux résiduaires urbaines (ERU) impose notamment un traitement plus rigoureux du phosphore et de l’azote, des éléments susceptibles de nuire aux réserves d’eau douce et au milieu marin en favorisant la prolifération d’algues qui étouffent les autres formes de vie, un phénomène appelé «eutrophisation’. Elle oblige également chaque état membre à délimiter des « zones sensibles ‘, autrement dit des parties de son territoire eutrophes ou qui présentent un risque d’eutrophisation. Les agglomérations européennes de plus de 10.000 équivalent habitant (EH) situées en zones sensibles devaient satisfaire à cette Directive ERU fin 1998, celles de plus de 15.000 EH, hors zones sensibles, fin 2000 et celles de plus de 2.000 EH avant fin 2005. Or il semblerait que toutes les collectivités n’aient pas fait les aménagements nécessaires pour répondre aux nouvelles exigences réglementaires.
Ce non-respect de la directive a conduit la cour européenne de justice à prononcer plusieurs arrêts demandant à la France de se mettre en conformité sous peine de se voir infliger une sanction pécuniaire actuellement estimée à plusieurs centaines de millions d’euros. Malgré ce risque, la France ne semble pas avoir réglé la situation puisque la Commission européenne vient de transmettre un nouvel et dernier avertissement. Selon les derniers éléments fournis par la France il semblerait que certaines localités ne seront pas dotées d’équipements de traitement des eaux résiduaires avant 2011, soit sept ans après l’arrêt de la Cour et douze ans après le délai fixé par la directive. La Commission juge ce retard déplorable et demande instamment à la France de construire, dans les plus brefs délais, des installations de traitement des eaux résiduaires dans toutes les localités concernées. Stavros Dimas, membre de la Commission chargé de l’environnement, a rappelé que les eaux urbaines résiduaires non traitées constituent un risque pour les citoyens européens et nuisent à la qualité environnementale des rivières, des lacs et des eaux côtières d’Europe. J’engage donc la France à agir au plus vite, faute de quoi la Commission envisagera de demander à la Cour de lui infliger des amendes, a-t-il expliqué.
En septembre 2007, le gouvernement a présenté un plan d’action pour mettre en conformité les stations d’épuration. Ce plan a débuté par la mise en demeure de toutes les collectivités non-conformes, leur demandant la réalisation d’un planning d’investissement et d’études de faisabilité dans un délai d’un an. Le plan prévoit également la mise à disposition des collectivités moyennes qui auront des difficultés liées à l’augmentation du prix de l’eau, d’une enveloppe supplémentaire de 2 milliards d’euros sous forme de prêts bonifiés avec l’aide de la Caisse des Dépôts. En cas de non-respect de ces prérogatives, les communes verront les subventions des agences de l’eau réduites de moitié et les subventions de fonctionnement arrêtées et consignées.
F.ROUSSEL
A l’heure de la célébration du 37ème anniversaire de la signature de la Convention de Ramsar sur les zones humides, un récent rapport de la FAO intitulé »Les mangroves du monde 1980-2005 » déplore la disparition croissante des mangroves.
Situées dans 124 régions littorales marines tropicales, la mangrove constitue non seulement une réserve essentielle en matières premières (bois, fourrage, plantes médicinales), en biodiversité et en habitats naturels, mais aussi une zone de protection humaine efficace contre l’érosion, les inondations ou encore les cyclones.
Dans ce contexte un récent rapport de l’Organisation des nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) intitulé »Les mangroves du monde 1980-2005 » s’inquiète de la disparition 3,6 millions d’hectare de mangroves, soit 20 % de la superficie mondiale totale en 28 ans et réclame des programmes de protection et de gestion plus efficaces et durables…
à€ termes, c’est toute la géographie naturelle des régions littorales et côtières qui risquerait d’être intrinsèquement modifiée !
A l’instar de la Commission en mars dernier, le Parlement européen a présenté un rapport afin d’endiguer le gaspillage de poissons.
D’après une étude de 2005 publiée par l’organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), les rejets dans l’Atlantique Nord étaient estimés à 1.332.000 tonnes par an, soit 13 % du volume des prises. Pour la mer du Nord, l’estimation se situait dans une fourchette de 500.000 à 880.000 tonnes. Dans les eaux situées à l’ouest de l’Irlande et de l’écosse, le volume des rejets était compris entre 31 et 90 % de celui des captures selon la flotte considérée, l’espèce cible et la profondeur. En Méditerranée et en mer Noire, les rejets s’établissaient à 18.000 tonnes, soit 4,9 % du volume des prises.
Les députés soutiennent ainsi la proposition de la Commission consistant à procéder par étapes, pêcherie par pêcherie, en fonction d’objectifs précis, afin de déboucher à terme sur l’élimination des rejets. Rappelons que la communication de la Commission prévoit la fixation de normes en matière de prises accessoires maximales acceptables. Des mesures d’accompagnement sont également envisagées : incitations pour une meilleure sélectivité de l’engin de pêche, fermeture de zones de pêche, obligation de changer de zone lorsqu’on y trouve des concentrations excessives de juvéniles, etc…
Selon le rapport, la démarche consisterait à sélectionner un certain nombre de pêcheries pilotes en fonction du volume de leurs rejets ou en fonction de l’état de conservation de l’espèce considérée. Deux types de pêcheries pourraient être concernées : celles qui utilisent le chalut à perche et celles qui capturent et rejettent le cabillaud. Les députés recommandent que, pendant la mise en œuvre de ces projets pilotes, d’autres pêcheries soient évaluées sous l’angle de leurs taux de rejet…
… La France prévoit de mettre en service 13.500 mégawatts (MW) d’éoliennes dont 1.000 MW en mer d’ici à 2010 et 17.000 MW d’ici à 2015 dont 4.000 MW en mer.
Un premier parc a été retenu (…) sur la Côte d’Albâtre… Techniquement, 21 éoliennes seront implantées tous les 600 mètres en 3 lignes parallèles distantes de 1,6 kilomètres et ancrées à 23 mètres de profondeur en moyenne.
Pour que ce projet d’éoliennes en mer soit définitif, il doit obtenir plusieurs autorisations administratives : une concernant la loi sur l’eau, une autre pour la concession d’utilisation du domaine public maritime et enfin le permis de construire. Ces autorisations sont délivrées à la suite d’une étude d’impact et d’une enquête publique. Cette dernière (…) doit prendre fin le 29 février 2008 inclus. (…) Les pêcheurs locaux y voient une atteinte à leur zone de pêche.
Projet en cours d’un parc de 50 éoliennes au large de Port-en-Bessin dans le Calvados, ces éoliennes seront espacées de 800 mètres les unes des autres mais le lieu précis de leur implantation n’a pas encore été décidé…. Pour cela, un groupe de travail composé de tous les acteurs et notamment des pêcheurs provenant des différents ports de la région a été mis en place… Etant donné l’espacement entre les éoliennes, certains modes de pêche tels que les casiers, les filets fixes ou les lignes pourraient être autorisés dans le parc. D’autres aspects, tel que l’enrochement et les récifs artificiels que la Compagnie se propose d’implanter au pied des éoliennes ont été plutôt bien perçus… Les gisements principaux de coquille Saint Jacques ont d’ores et déjà été écartés, tout comme plusieurs zones bien connues où le chalutage est intense.
Pour compenser la perte d’activité que pourrait représenter l’implantation du parc, il est prévu que le promoteur paie une taxe de 30.000 euros par an et par éoliennes qui alimenterait un fond maritime géré par le département soit un total de 60 millions d’euros sur 20 ans pour les commu
Au final, le parc pourrait voir le jour en 2011.