Le parc national des calanques verra le jour fin 2011…

TV5 Monde 27/01/2010

Après plus de deux ans de débats, le parc national des calanques, premier parc péri-urbain européen, situé en bordure de Marseille, devrait voir le jour fin 2011, à  condition que ses promoteurs réussissent à  lever les ultimes réticences locales…

Parmi les sujets de crispation, le périmètre marin du futur parc suscite les plus vifs débats…

Dans le pré-projet, le parc, qui concerne cinq communes dont celles de Marseille, Cassis et la Ciotat, s’étend sur 11.200 hectares sur terre et 48.000 en mer.

Mais faut-il que la Rade sud de la cité phocéenne et les îles du Frioul, zones traditionnelles de plaisance des Marseillais, soient en « coeur du parc » où les mouillages seraient règlementés et le jet-ski interdit, ou seulement en « aire marine adjacente », soumise à  une réglementation moins stricte ?

Autre pomme de discorde, la délimitation de « zones marines protégées » où toute forme de pêche, professionnelle ou de loisirs, serait interdite afin que la faune s’y reproduise mieux. L’Etat veut des réserves correspondant à  10% de la surface en « coeur de parc », les pêcheurs professionnels s’y opposent.

« Il vaut mieux avoir 3% de surface dans un endroit où il y a un herbier de posidonie et où la reproduction sera porteuse, plutôt que 10% dans une zone qui n’est pas porteuse », relève Marc Gastaud, président de la prud’hommie de la Ciotat, qui déplore aussi que les pêcheurs ne soient pas mieux représentés dans les instances de gouvernance du parc…

C’est le 11 février que l’assemblée générale du GIP devra trancher. « Nous nous acheminons vers des points de convergence » de nature à  finaliser la charte du parc, veut croire M. Teissier qui s’est engagé à  ce que le parc soit créé en 2011. Après l’adoption de la nouvelle version de la charte, 200 acteurs locaux seront concertés et l’enquête publique lancée.

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1 réponse à Le parc national des calanques verra le jour fin 2011…

  1. Le projet de Parc des Calanques à  Marseille fait actuellement la Une du magazine GEO. Beau projet, certes, malmené, amené et emmené de faà§on curieuse, un peu trouble même. On semble, à  Marseille, oublier le principal objectif: préserver l’environnement et la ressource, sans couper l’humain de la nature. Ce projet est coà’teux, très coà’teux, il énerve les locaux de toutes tendances, qui continuent de se rassembler (prochain RdV à  l’ouverture du Salon nautique de la Ciotat le samedi 12 mars). Il a donné lieu, entre autres, au document ci-dessous, largement diffusé.

    On se demande si le plateau de l’une des émissions Des racines et des Ailes, Thalassa, Faut pas rêver, prévoient une émission prochaine sur la rade de Marseille et les côtes avoisinantes ? Ces serait l’occasion de traiter ce sujet sous tous les angles et de dire toutes les vérités au plus grand nombre…

    PROJET DE PARC DES CALANQUES

    LETTRE AUX FEMMES ET HOMMES POLITIQUES DE TOUTES SENSIBILITES

    Je vous fais part de ma profonde interrogation devant la faà§on dont est traité le sujet du Parc National des Calanques à  Marseille et souhaiterais connaà®tre votre point de vue sur cette question. Après méêtre informé sur le contenu de ce projet, après de nombreuses interrogations, je sais enfin où va mon avis sur la question. Je précise que jéoccupe 6 mois par an des fonctions en Direction déEntreprise, les 6 autres mois jéexerce le métier de marin professionnel au commerce. Donc 6 mois sur terre et 6 mois en mer
    En définitive, je partage léavis de tous ceux qui ont continué de manifester en mer vendredi 11 février et samedi 12/02/2011 autour du Vieux-Port de Marseille.
    Si la question posée est bien celle de la préservation de léenvironnement, pour ce qui concerne le domaine maritime ne séagit-il pas avant tout de régler complètement et définitivement la question des égouts de Cortiou qui saccagent depuis des décennies les fonds de léArchipel de Riou, de la rade de Marseille et de bien au-delà  encore, celle aussi des boues de Gardanne qui se déversent à  la Joliette et aussi celle de léHuveaune qui déborde en cas de fortes pluies, contraignant ainsi à  fermer les plages de Marseille en plein été ? Qui peut vraiment croire que lorsquéon aura balisé certains accès, posé quelques interdits, posté quelques gardes, distribué quelques jolis flyers déinformation, réalisé quelques actions de prévention, rationalisé la petite pêche (qui soit dit en passant, séagissant de sa principale ressource, séautocensure déjà  toute seule), communiqué au monde entier les vertus bleues et vertes de ce joyau local, départemental, régional et national pour léinviter à  venir le découvrir, qui peut vraiment croire que les causes de dégradation des fonds et de disparition des espèces seront neutralisées et les générations à  venir assurées de pouvoir assister aux mêmes spectacles naturels que nous aujourdéhui ? Ce serait se donner bonne conscience à  prix cassés.
    Céest un vrai traitement du sujet que nous voulons, un vrai débat, pourvu de sens. Aujourdéhui, on peut dire et écrire que ce débat est insensé, plus quéincomplet. Voilà  ce que nous attendons des politiques, de tous les politiques. Nous voulons donc que soit définitivement traité le coeur même de la question: encore une fois personne aujourdéhui ne peut faire comme si léon ne savait pas que les égouts de Cortiou dégueulent au coeur même des calanques de Marseille et de Cassis. A Marseille, les professionnels de la mer dénoncent cela depuis très longtemps, depuis bien avant le projet de Parc National des Calanques. Cette question néa jamais été réglée. Mettre sur la table de la population un Parc des Calanques sans poser un seul regard sur les égouts, néest-ce pas utopique, néest-ce pas aussi aller au-delà  de léacceptable ? Si les véritables causes de pollution ne sont pas traitées maintenant, elles continueront, Parc des Calanques ou pas, à  tuer faune et flore marine, et ce sera bientôt totalement irréversible. Tout le monde le sait. Ne séagirait-il pas, sinon, du seul Parc National au monde dans lequel on déverserait tous les égouts déune ville de près déun million déhabitants ? Je doute que ce soit cela que vous attendez.
    Enfin, je rajouterais que le sujet du périmètre du Parc en lui-même ne pourra se poser quéaprès ces sujets fondamentaux traités. Sur ce point, on peut se demander si «autoriser ‘ des zones au détriment déautres au sein déun même périmètre maritime ne conduira pas, à  très court terme, au saccage de secteurs actuellement en équilibre fragilisé, donc précaire. Léarchipel du Frioul, à  titre déexemple, est déjà  très fréquenté à  certaines périodes: pour ne parler que de la zone terrestre de cet archipel, on arrive déjà  à  4000 visiteurs déposés sur Pomègues et Ratonneau certains jours de plein été, pour seulement 150 résidents permanents. La station déépuration du Frioul ne suit pas, elle atteint régulièrement son seuil de saturation et la pollution olfactive laisse présumer du reste ainsi, si léon crée des zones autorisées, la sur  » concentration de population des usagers de la mer sera inévitable. On néaura rien réglé du tout, peut-être même aura-t-on contribué à  une aggravation de la situation. Pour léinstant, à  Marseille on protège la pollution et on élimine lentement mais sà’rement la ressource En clair : ne pas mettre la charrue avant les boeufs, céest le minimum, mais mettre la charrue sans les boeufs, céest carrément ridicule. Commenà§ons par le début, cela coà’tera moins cher à  la collectivité et cela sera sà’rement plus visible et beaucoup plus efficace. Supprimons les égouts de Cortiou et toutes les autres formes de pollution massive récurrente (boues, Huveaune), installons au Frioul une station déépuration de capacité suffisante et ensuite, oui, rationalisons aussi ce qui doit encore léêtre dans nos actes déhumains au contact de la nature. Mais pas léun, sans léautre Au travers de ce message vous pouvez donc constater que ceux qui séépoumonent pour quéun Parc actif soit construit ne sont donc pas contre le parc, mais pour un Parc Naturel intelligent, travaillé par tous les acteurs concernés, céest-à -dire avec une gouvernance cohérente et représentative.
    Je vous remercie de méavoir lu, jéespère que vous entendrez le sens de mon indignation et, surtout, jéespère que le débat sera très prochainement élevé. Nous en avons tous besoin, la faune, la flore et les humains.

    Je vous prie de croire en mon profond respect.

    Adressé à :
    Guy TEISSIER
    Jean-Noêl GUERINI
    Christian PELLICANI
    Marie-Franà§oise PALLOIX
    Didier REAULT
    Patrick MENNUCCI
    Nathalie KOSSIUSKO-MORISET
    Jean-Claude GAUDIN
    Eugène CASELLI
    Jean-Paul NOSTRIANO
    Renaud MUSELIER
    Et publié sur les sites ou blogs de:
    Magasine GEO
    Le Canard Enchaà®né
    Charlie Hebdo
    Mille Babords
    laciotat.over-blog.fr/
    France 3 Marseille
    France 3 Marie-Laure Augry, Médiatrice de la rédaction France 3
    MACT-asso.org
    Tabasco Video
    Terre TV
    Sciences Frontières
    L’encre de mer

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