L’état de santé de la Baltique, une des mers les plus polluées au monde, montre des premiers signes d’amélioration
Le corail risque de disparaître, des centaines de milliards de dollars avec
Les barrières de corail menacent de disparaître du globe, emportant avec elles l’équivalent de 170 milliards de dollars de « services » fournis gratuitement aux habitants de la Terre chaque année par ces écosystèmes, selon un rapport publié mercredi sous l’égide de l’Onu…
La protection des littoraux contre les catastrophes naturelles, comme les inondations, est évaluée à entre 25.000 et 34.000 dollars par an et par hectare de corail.
Les récifs de corail disparus, la planète devrait également dire adieu à plusieurs dizaines de milliers de dollars de services rendus en matière de diversité génétique, et des centaines de dollars de nourriture…
Il tente aussi de chiffrer le coà’t d’une restauration des barrières de coraux: jusqu’à 542.000 dollars par hectare. Mais une telle opération rapporterait ensuite 129.000 dollars par an en services rendus, selon les premières estimations du rapport…
L’idée d’estimer la valeur des services rendus par la nature fait son chemin…
« les arbitrages à faire ne sont plus simplement des analyses coà’t/bénéfice », mais « des choix éthiques ».
Le taux de CO2 dans l’atmosphère est aujourd’hui de 387 ppm (partie par million), mais pour sauver les barrières de corail, il faudrait un taux « bien inférieur à 350 ppm »..
600.000 euros d’amendes pour une pollution au large de Porquerolles
Des étangs interdits d’accès dans la Loire après la mort de 200 oiseaux
Le changement climatique, une lourde menace pour les écosystèmes des Caraïbes
Responsable de moins de 1 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, le bassin des Caraïbes est l’une des régions les plus menacées par le réchauffement climatique.
Depuis plusieurs années, le nombre et la violence des cyclones qui ravagent la région ont augmenté. L’élévation du niveau de la mer et l’érosion des plages mettent en péril les installations touristiques…
« 80 % des récifs coralliens des Caraïbes ont été affectés par les ouragans et par le réchauffement de l’eau de mer, qui a provoqué leur blanchiment et la mort de certains d’entre eux. Tous pourraient disparaître d’ici à 2060″…
La survie des récifs coralliens est fondamentale pour l’écologie marine. Près de 65 % des espèces de poissons de la région en dépendent. Brise-lames naturels protégeant les côtes, ils servent de refuge à des milliers d’autres espèces marines. Ces écosystèmes fragiles sont aussi une importante attraction touristique. Les plages de Juan Dolio, à 60 kilomètres à l’est de Saint-Domingue, ne cessent de rétrécir : les récifs qui protégeaient la côte sont morts, victimes de la pollution. Cela n’empêche pas les promoteurs de multiplier les projets, souvent dépourvus de système de traitement des eaux usées…
« Le secteur touristique s’est développé en République dominicaine sans se soucier de l’environnement. Des mangroves ont été détruites, des zones humides asséchées, ce qui a augmenté l’impact des ouragans »…
La multiplication des terrains de golf accélère l’épuisement des ressources en eau. Un terrain de 18 trous consomme en moyenne 350 000 m3 d’eau par an….
La station balnéaire de Cancun, sur la côte caraïbe mexicaine, est présentée comme le modèle à ne pas suivre. Cette langue de terre lagunaire est saturée d’hôtels et de constructions sauvages qui mettent en péril ses écosystèmes… et la grande barrière de corail qui la borde, est menacée.
« Les pays de la région n’ont d’autre choix que de s’adapter au changement climatique en accordant la priorité aux secteurs les plus vulnérables, comme l’eau, le tourisme, l’agriculture et l’énergie »…
« La multiplication des ouragans aggrave la crise alimentaire et la pauvreté de la population »…
Face à ces perspectives, les pays membres de la Communauté des Caraïbes (Caricom) réclament une réduction des émissions de gaz à effet de serre d’au moins 45 % d’ici à 2020 et de plus de 95 % d’ici à 2050…
Castro Urdiales
Cantabrie
Castro Urdiales – 28600 habitants


CHANGEMENT CLIMATIQUE. Deux études viennent de suggérer que le réchauffement pourrait jouer sur la taille de certaines espèces animales. Une nouvelle piste à explorer
Le réchauffement climatique pourrait avoir des effets sur la taille des êtres vivants. Selon une étude du Cemagref, publiée récemment dans la revue « PNAS ‘ (1), la masse corporelle des espèces de poissons suivies par les chercheurs européens aurait par exemple diminué en moyenne de 50 % au cours des vingt à trente dernières années.
C’est semble-t-il la première fois que des scientifiques réussissent à établir qu’il pourrait exister un lien entre climat et croissance sur une aussi grande échelle. L’étude (…) porte sur des espèces aquatiques en eau douce et en eau de mer.
Pour diverses raisons, l’équipe du Cemagref s’est orientée uniquement vers des organismes aquatiques, poissons, phytoplancton, zooplancton et bactéries dans des rivières d’Europe, en mer du Nord, en mer Baltique, mais aussi en milieu artificiel avec de l’eau de mer.
Une diminution de la taille entraînera-t-elle alors une diminution du nombre d’oeufs pondus, avec toutes les conséquences que cela pourrait avoir sur l’évolution des populations ? De la même façon, la modification de la taille des espèces aura-t-elle un impact sur la structure de la chaîne alimentaire en créant des déséquilibres dans le système ? Les conclusions de cette étude seraient-elles enfin applicables à d’autres espèces ?
Par ailleurs, les poissons du sud remontent vers le nord. Le phénomène est maintenant bien connu.
« Dans l’Atlantique, les prises d’espadons sont de plus en plus fréquentes. En Manche occidentale, on trouve depuis quelques années des poissons comme le sar, qui est plutôt du sud du Golfe de Gascogne. Au large de Dinard, on vient de pêcher deux poulpes. On n’en avait plus vu depuis le début des années 60, la population ayant totalement disparu après trois hivers très froids ‘…
En Méditerranée, les scientifiques observent également régulièrement des déplacements d’espèces. Les poissons qui vivaient traditionnellement au sud sont vus de plus en plus souvent au large de la Corse ou des côtes françaises. C’est le cas notamment pour le mérou et le barracuda adulte….
« En Guyane, les poissons semblent avoir atteint les limites de ce qu’ils peuvent supporter en termes de réchauffement. De plus en plus de scientifiques pensent que l’on pourrait assister à la disparition des espèces les moins capables de s’adapter. ‘
Les migrateurs comme les anguilles, les saumons ou les aloses sont eux aussi touchés par le changement de climat. « Les rivières du sud de l’aire de distribution pour le saumon atlantique deviennent trop chaudes. Il n’est pas impossible que l’on ne puisse plus en trouver en Galice d’ici un siècle. ‘ Les poissons d’eau douce sont logiquement eux aussi touchés…
(1) « Proceedings of the National Academy of Sciences ‘



































