16 au 20 juin 2008

France : Ne tirez pas sur le mareyeur…

Mots clés : France, Commercialisation

Les débordements dont certains magasins de marée ont été victimes pendant la grève étaient le plus souvent injustes ont convenu les représentants des pêcheurs invités à  Saint-Malo à  l’assemblée générale de l’association des directeurs de criée. Plus que jamais, le poisson français est en concurrence avec des produits d’importation sur lesquels le distributeur peut faire des marges plus intéressantes ou des promos plus spectaculaires. Depuis dix à  douze ans, l’offre mondiale de produits de la mer a augmenté de 40 % grâce à  l’aquaculture dont la production, très mondialisée, a triplé. Dans ce contexte, les directeurs de halle à  marée souhaitent qu’on leur donne les moyens, à  leur niveau, de soutenir le marché. Il s’agit notamment de l’enregistrement obligatoire en criée (y compris les ventes directes) et aussi de l’établissement des notes de ventes dans les criées qui tarde tant.

Source : Raymond Cosquéric,
Ouest-France, 7-8 juin 2008

France : Les goémoniers craignent pour l’algue bretonne

Mots clés : Algue, Bretagne, Recherche, Ressource

La filière ne pourra plus compter sur l’expertise d’Ifremer pour gérer la ressource. Décédé peu après son départ en retraite cet hiver, Pierre Arzel, la sommité de l’algue, unique spécialiste à  l’Ifremer-Brest, n’aura pas de successeur. C’est lui qui évaluait avec perspicacité ce que la nature peut, chaque année supporter comme prélèvements. Les enjeux sont écologiques, mais aussi économiques. « Une vingtaine d’entreprises investissent dans la recherche de produits nouveaux, parfois tirés d’espèces végétales inédites (Christine Bodeau, présidente de la Chambre syndicale des algues marines). Christine Bodeau, André Le Berre (Comité des pêches de Bretagne) et Janik Moriceau (Conseil régional), ont adressé une lettre au ministre.

Source : Raymond Cosquéric,
Ouest-France, 18 juin 2008

Espagne, Valence : Les femmes réclament le droit de pêcher

Mots clés : Femmes, Espagne

Cette organisation de Valence, membre du réseau Aktea, était au départ une association de femmes au foyer. Dans leur communauté, on ne pouvait pas transmettre le droit de pêche aux femmes, alors que certaines d’entre elles voulaient être marin-pêcheurs. Elles ont porté ce problème en justice pour faire valoir leurs droits. En 1998, un jugement a statué en leur faveur. Mais les hommes ont alors modifié les statuts pour empêcher les femmes d’exercer ce droit de pêche. Depuis 2001, une ordonnance judiciaire permet aux femmes de pêcher. 5 femmes utilisent ce droit, mais leurs maris ont été exclus de l’organisation des pêcheurs. Elles mènent actuellement des actions pour rendre à  ces hommes leurs droits de pêche et pour revitaliser la communauté des pêcheurs.

Source : Assemblée générale d’Aktea
Arcachon, 12 juin 2008
Propos recueillis par Fanny Brun, Collectif Pêche & Développement

Espagne : Femmes ramendeuses en Galice

Mots clés : Femmes, Espagne

Il y a environ 1 200 femmes ramendeuses en Galice. 65 % travaillent au noir. Elles sont donc dans une situation très précaire, sans reconnaissance et avec des salaires très bas. Il y a 14 associations de femmes ramendeuses, dont 12 sont rassemblées en Fédération. Une étude a été entreprise pour connaître la situation réelle de ces femmes. Selon les régions, elles fabriquent des engins différents, avec des salaires différents. Elles gagnent entre 2 et 5 € de l’heure. En général, c’est l’armateur qui fournit le matériel pour la fabrication des filets. Une formation a été organisée par une association membre d’Aktea pour certaines de ces femmes qui ont obtenu un diplôme. Ces projets ont apporté plus de visibilité à  la profession.

Source : Assemblée générale d’Aktea
Arcachon, 12 juin 2008
Propos recueillis par Fanny Brun, Collectif Pêche & Développement

Ghana : Le Ministre des pêches veut promouvoir l’aquaculture

Mots clés : Aquaculture, Ghana

Le Ministre des pêches vante le développement de l’aquaculture sur le lac Volta, dans la région de l’Afram Plains. Ce développement de l’aquaculture doit créer des emplois et freiner la migration des jeunes vers les villes. Le Ministre recommande aux banques d’accorder des prêts aux personnes et aux organisations qui voudraient se lancer dans l’élevage du poisson. Le tilapia devrait bien s’acclimater dans les fermes de l’Afram Plains.

Source : GBC NEWS
Traduit de Samudra Alert News, 18 juin 2008

Afrique : Face à  la crise alimentaire, l’Unifem pour l’implication des femmes dans les politiques

Mots clés : Femmes, Afrique, crise alimentaire

Les femmes ont un rôle central à  jouer dans le choix des politiques enclenchées en Afrique pour faire face à  la crise alimentaire, selon l’Unifem (Fonds de développement des Nations unies pour la femme). C’est pourquoi l’instance onsusienne demande leur implication dans les stratégies. Certains participants aux travaux de l’atelier de validation des études de référence sur les femmes intervenant dans le commerce informel transfrontalier ont déploré la non-prise en compte des préoccupations des femmes dans la lutte contre la pauvreté à  travers le continent. Selon les études, 78 % des actrices du commerce frontalier s’activent dans le domaine agricole. Les données des études permettront d’appuyer le secteur, faciliter la rétroaction, faire en sorte que les femmes soient parties prenantes des recommandations formulées. Il faut que toutes les interventions soient adaptées à  la situation de chaque région.

Source : Babacar DIONE,
Soleil, 20 juin 2008

Pakistan : Le Ministre promet une solution aux problèmes chroniques des pêcheurs

Mots clés : Pakistan

Le Ministre des pêches de la région du Sindh vient de rencontrer les responsables de la Fédération des pêcheurs pakistanais (PFF – Pakistan Fisherfolk Forum). Il était venu discuter des problèmes rencontrés par les pêcheurs. Il a annoncé qu’il demanderait au gouvernement fédéral l’abolition du système de contrat. Le Président du PFF a rappelé que 2 millions de pêcheurs du Sindh et 4 millions de pêcheurs pakistanais sont confrontés à  de graves problèmes, notamment le système des contrats qui affecte leurs moyens de subsistance.

Source : Saeed Baloch
General Secretary
PAKISTAN FISHERFOLK FORUM [PFF
Pour en savoir plus :
Daily Times
Dawn the Internet Editions

Sri Lanka : Les « militants contre la faim » disent non aux propositions de la FAO et réclament la souveraineté alimentaire

Mots clés : Sri Lanka, Crise alimentaire

Suite au forum « Terra Petra », qui s’est tenu en parallèle de la rencontre FAO à  Rome et qui a rassemblé 120 Ong et des journalistes, Herman Kumara (NAFSO, Sri Lanka) s’est insurgé contre les décisions des leaders internationaux, « les mêmes depuis plus de 10 ans » et a expliqué qu’il faut d’urgence donner aux petits producteurs l’opportunité de choisir leurs activités. Herman Kumara souligne que malgré toutes les résolutions prises depuis 1974, le nombre de personnes souffrant de la faim ne cesse d’augmenter. Il ajoute que les petits producteurs sont ceux qui contribuent le plus à  nourrir les plus pauvres. Ils doivent pouvoir décider eux-mêmes quoi produire, comment produire et quoi vendre. L’ingérence des multinationales dans le contrôle des ressources n’aide pas à  résoudre la crise alimentaire.

Source : Melani Manel Perera,
AsiaNews, 18 juin 2008

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Bataille navale pour le thon rouge

Bataille navale pour le thon rouge

ESPECE MENACEE. La Commission européenne a interdit la pêche du thon rouge en Méditerranée aux chalutiers français, italiens, grecs, maltais et espagnols. Des navires militaires traquent les récalcitrants.

Richard Werly, Bruxelles
Lundi 23 juin 2008

C’est une véritable bataille navale. D’un côté, des flottes entières de «thoniers senneurs à  sennes coulissantes’, les chalutiers spécialisés dans la pêche au thon rouge de Méditerranée. De l’autre, des navires militaires français, italiens, espagnols, grecs ou chypriotes chargés par la Commission européenne de faire respecter son décret d’interdiction de pêcher cette espèce menacée, à  partir du 16 juin à  0heure (aujourd’hui pour l’Espagne). Et tout au bout de la chaîne, une demande insatiable, notamment au Japon où un thon rouge de 200 à  300 kilos, destiné à  finir en sushis ou en sashimis, se négocie jusqu’à  30 000 euros pièce.

Tout, dans cette affaire, est symbolique. D’abord le thon rouge, mets de plus en plus apprécié dans le monde, mais menacé d’être décimé si les pêcheurs continuent d’en capturer environ 50000 tonnes par an, soit trois à  quatre fois ce que peut supporter l’espèce. La Méditerranée ensuite: alors que la France, qui présidera l’UE pour six mois à  partir du 1er juillet, rêve d’ancrer davantage au sud l’Europe des Vingt-Sept, la bataille du thon rouge révèle quantité de problèmes difficiles à  régler: pavillons de complaisance, équipages de toutes nationalités, filières de contrebande maritime bien organisées. Dernier symbole enfin: la pêche elle-même. Déjà  menacés d’asphyxie par les prix du carburant et l’épuisement des ressources halieutiques, les patrons de flottille enragent contre la décision de Bruxelles de leur couper ce dernier débouché lucratif. Comme Raphaêl Scannapieco, un patron français interrogé par Le Monde, «exaspéré d’être toujours au banc des accusés’ et «victime d’écolos qui ont trouvé là  un bon moyen de se faire de la publicité’.

Face à  cela, la Commission européenne tient bon. Ce mardi à  Luxembourg, le commissaire (maltais) Joe Borg, chargé des affaires maritimes, doit confirmer l’interdiction de pêcher le thon rouge, décidée le 16 juin en vertu du paragraphe 5 du règlement 2371/2002 sur la conservation et l’exploitation des ressources halieutiques. Problème: le Conseil des ministres, statuant à  la majorité qualifiée, peut renverser sa décision.

La bataille, en plus d’être navale, est donc statistique. Avec d’un côté, les experts de Bruxelles pour qui 85% – certains armateurs les auraient dépassés de plus de 200% – des quotas annuels ont déjà  été atteints. «Les niveaux d’exploitation ne sont pas durables confirme Jean-Marc Fromentin, de l’Ifremer. Si on continue comme ça, les analyses indiquent clairement qu’il y a un risque important d’effondrement du stock de thon rouge et des pêcheries.’ Et de l’autre des pays dont la France, sous pression de leurs pêcheurs, qui doutent de l’alarmisme bruxellois. Preuve des tensions ambiantes: les ports de Naples et La Valette (Malte) seront bloqués demain par les thoniers.

L’affaire est d’autant plus explosive qu’elle peut dégénérer. En haute mer, les navires militaires mandatés pour traquer les chalutiers tirant derrière eux les cages contenant des milliers de thons font face à  une évidente mauvaise volonté. La manne d’argent autour du thon rouge permet ainsi aux armateurs d’affréter de petits avions pour survoler les bancs de poissons et ruer leurs bateaux dessus. Les poissons, capturés vivants, sont ensuite engraissés dans des fermes côtières et vendus, notamment à  l’exportation. Or tout est bon pour éviter les contrôles: faux registres, appels ignorés, fermes déplacées vers les côtes d’Albanie, de Turquie ou de Croatie, hors Union européenne… Persuadé d’être le plus fort, le syndicat des thoniers méditerranéens a même demandé à  ses membres de «braver l’interdiction et d’aller au clash’. Une dramatique fuite en avant.

Pour lire la suite

© Le Temps, 2008 .

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La prolifération des méduses témoigne des dérèglements du milieu naturel

La prolifération des méduses témoigne des dérèglements du milieu naturel

Etranges animaux gélatineux encore mal connus, les méduses prolifèrent en de
nombreux points du globe, notamment en Méditerranée où elles sont de nouveau
attendues cet été, témoignant des dérèglements du milieu naturel.

La surexploitation des mers et le réchauffement climatique font partie des
principales raisons avancées pour expliquer ce « boom démographique » des méduses
qui « occupent aujourd’hui la place de nombreuses autres espèces », selon les
termes de Ricardo Aguilar, directeur de recherche au sein de l’ONG Oceana.

« Les populations de méduses explosent partout. Or, la méduse est un excellent
marqueur de l’environnement. Plus elle est présente, plus cela veut dire que le
milieu s’est modifié », explique Jacqueline Goy, de l’Institut océanographique de
Paris.

Le cas de la Méditerranée, excellent bassin d’étude de cet invertébré devenu la
hantise du baigneur, est éloquent.

Les scientifiques sont d’accord: les Pelagia noctiluca, dont les piqà’res
provoquent des brà’lures, s’apprêtent une nouvelle fois à  envahir les côtes
méditerranéennes.

Si leur présence n’est pas, en soi, extraordinaire, la fréquence de leurs
apparitions inquiète.

Une analyse sur deux siècles a permis d’établir qu’elles apparaissaient tous les
12 ans et qu’elles restaient en moyenne 5 ou 6 ans. Or, cette année devrait être
la huitième consécutive, ce qui suscite des interrogations.

La surpêche est considérée comme un facteur central de la prolifération de cet
animal.

« Lorsque des vertébrés tels que les poissons disparaissent, des invertébrés tels
que les méduses apparaissent », résume Ricardo Aguilar.

Une pêche excessive réduit le nombre de prédateurs de la méduse – tortues,
requins, thons… – et la raréfaction du poisson lui offre plus de zooplancton
pour se nourrir.

Or une fois qu’ils ont pris la place, ces animaux sans cerveau lâchent peu de
terrain.

« Les méduses sont en compétition avec le poisson pour le plancton mais aussi des
prédateurs directs de ce dernier » (dont elles mangent les oeufs et les larves),
explique Andrew Brierley, de l’université de St Andrews, en Ecosse. « Il est par
conséquent difficile de voir comment les poissons peuvent reprendre leur place
lorsque les méduses se sont installées ».

Ce dernier a mis en lumière que la surpêche dans l’Océan Atlantique avait
provoqué une véritable explosion du nombre de méduses au large de la Namibie.

Même si son impact est très difficile à  mesurer, le réchauffement climatique est
également considéré comme un facteur-clé: des températures de l’eau plus élevées
allongent la période de reproduction de ces invertébrés.

Mais la méduse, difficile à  étudier hors de son milieu, a fait l’objet de peu
d’études académiques et reste mystérieuse à  de nombreux égards.

« Il n’y a que 20% des espèces (de méduses) dont on connaît le cycle de vie »,
souligne Mme Goy.

L’étude – essentielle – des migrations, qui dépend des vents et des courants, se
heurte à  un obstacle de taille : les bancs de méduse sont difficiles à  observer
par satellite.

En outre, l’absence d’exploitation commerciale, à  quelques exceptions près en
Asie où certaine espèces se mangent, ne favorise pas les investissements
financiers dans ce secteur.

Des experts espèrent que l’impact négatif sur le tourisme poussera les
gouvernements à  investir dans la recherche sur cet animal étrange dont le
comportement est un indicateur précieux sur les changements profonds en cours
sur la planète: au fond des mers, mais aussi sur terre et dans le ciel.

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Une nouvelle étude souligne le déclin « inquiétant » des requins de la

Une nouvelle étude souligne le déclin « inquiétant » des requins de la
Méditerranée

NATURE / ECOLOGIE – Actu-Environnement.com – 11/06/2008

Selon une nouvelle étude scientifique publiée dans la revue « Conservation
Biology » et financée notamment par le Lenfest Ocean Program, toutes les espèces
étudiées dans la mer Méditerranée afficheraient un déclin de plus de 97 %, en ce
qui concerne le nombre et le poids des prises, depuis deux siècles.

Les conclusions de cette recherche, intitulée Déclin des requins de la mer
Méditerranée : Résumé d’une nouvelle étude scientifique, montrent que plusieurs
espèces méditerranéennes sont en voie de disparition, notamment si la pression
actuelle de la pêche se maintient. Rappelons que quarante-sept espèces de
requins évoluent dans la mer Méditerranée et vingt sont considérées comme grands
prédateurs.

L’auteur principal de l’étude, Francesco Ferretti, craint que la diminution du
nombre de requins n’ait des répercussions sur l’écosystème marin de la
Méditerranée dans son ensemble.

Les auteurs de l’étude ont observé le statut de cinq des vingt espèces de grands
requins prédateurs dans la Méditerranée : le requin bleu, une espèce de requin
renard, deux espèces de requins taupes communs, et une espèce de requin marteau.

Selon l’étude, la quasi-totalité des grands requins de Méditerranée aurait payé
un lourd tribut aux prises accessoires dans les pêcheries de grands fonds, à  la
pêche ciblée ainsi qu’à  la demande humaine dans les zones côtières. Les requins
sont particulièrement vulnérables face à  la surpêche et se remettent mal du
dépeuplement, car ils ont en général une croissance lente, une maturité sexuelle
tardive et peu de petits, soulignent les chercheurs.

En moyenne, les requins pêchés en Méditerranée comptent parmi les plus petits au
monde. D’après l’étude, la diminution de la taille et du poids indique que les
jeunes requins sont les plus affectés par la pêche.

Selon un rapport publié en novembre 2007 par l’Union Mondiale pour la Nature
(UICN), plus de 40% des espèces de requin et de raie de la Méditerranée sont
menacées d’extinction, principalement en raison de la surpêche mais aussi des
prises accidentelles, de la dégradation de l’habitat et de la pollution. Les
requins bleus, marteaux communs et renards ont été classés comme « vulnérables »
sur la dernière Liste rouge de l’UICN. Deux requins taupes communs : lamie et
taupe bleue, ont été répertoriés comme « en danger critique d’extinction ».

R. BOUGHRIET

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Lancement d’un satellite franco-américain pour mesurer le niveau des océans

Le satellite franco-américain fournira des mesures précises de l’évolution du
niveau des océans afin d’évaluer l’ampleur et l’impact du changement climatique
au cours des prochaines années…
Les océans, qui recouvrent plus de 70% de la surface de la Terre, sont le
thermostat de la planète. Ils ont absorbé plus de 80% de la chaleur provenant du
réchauffement atmosphérique depuis les cinquante dernières années, le reste
ayant été capté par l’air, les terres et les glaciers qui fondent, relèvent les
scientifiques de la Nasa…
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Le Portugal veut surfer sur l’énergie des vagues pour produire de l’électricité

« D’ici 2012, nous espérons être en mesure d’atteindre une capacité de production de 100 MW »…

Les vagues permettent d’actionner des turbines génératrices d’énergie.
L’électricité produite est ensuite transportée par câbles sous-marins vers la côte pour être finalement raccordée au réseau…

L’énergie houlomotrice est moins onéreuse que l’éolien, elle est également plus stable et prévisible…

le Portugal dispose, par rapport à  d’autres pays, de plusieurs atouts pour développer cette technologie: météo favorable, peu de tempêtes, des vagues moyennes, une amplitude des marées modérée, une
profondeur des eaux de plus de 50 mètres le long du littoral permettant de multiplier la puissance des vagues… Tous ces éléments permettent un meilleur accès au off-shore et donc un entretien plus simple des installations.

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Recettes pour le loup (ou bar) et la dorade

Au fond de ton plat, tu mets de l’oignon coupé en rondelles ou en morceaux. Tu poses le poisson avec du fenouil en branche par-dessus. Tu garnis, autour, de tomates en rondelles. Tu sales et tu arroses d’un citron pressé et d’un filet d’huile d’olive. Tu fais cuire au four([Manon Ranc (Comité Local des pêches du Var) et femme de pêcheur à  St Elme)].

 Photo Philippe Joachim

Ce sont des poissons qui ont beaucoup de présence gustative, ils sont généreux dans leur saveur, alors je les cuis « nature ‘, le plus souvent au four. Comme le poisson rend souvent du jus, je le pose sur des branches de thym ramassées dans la garigue. En surélevant le poisson, il ne se mouille pas, c’est presqu’un barbecue. Je glisse un peu de thym dans le ventre pour écarter les parois et cuire de façon plus
homogène. Je le mets à  four chaud. Le temps de cuisson ? A l’odeur et au bruit, tu sens que ça chante… Je fais à  l’estime parce que le temps dépend du poisson, de son poids Il faut quand même aller avec le couteau, voir à  la latérale, si la chair se détache. Avec l’habitude, y a quelque chose qui te dit que c’est le bon moment.

Je le sers chaud accompagné d’une pomme de terre ou d’un riz bouilli, et d’une petite sauce froide à  côté. C’est une sauce très simple et très méditerranéenne. Je presse le jus d’un citron auquel j’ajoute du sel, du poivre, 2 gousses d’ail hachées et 6 à  8 cuillères à  soupe d’huile d’olive. Je la prépare un peu à  l’avance pour que les goà’ts se pénètrent. Je rajoute un peu de persil frais haché juste avant de servir, sinon il perdrait sa couleur. Si tu préfères, tu peux mettre de la ciboulette ou du basilic. C’est une recette qui passe très bien et qui ne dénature pas le poisson. D’habitude, les gens l’adoptent ! ([Bernadette Marty, pêcheur et femme de pêcheur à  Gruissan)]

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« Quand quelque chose marche bien quelque part, je ne vois pas l’intérêt de le bouleverser ‘

Photo Joseph Marando

– La demande de sursis à  exécution pour l’arrêt de la thonaille a été refusée en l’absence de caractère urgent et irréversible pour la rentabilité des bateaux. Quant à  l’urgence écologique, il n’en est malheureusement pas question. Le report de l’activité sur la bande côtière et sur certaines espèces qui a déjà  commencé est dommageable. Ces bateaux travaillent à  terre avec plus de 500 pièces de filets ; ils tirent en fonction de l’évolution du temps, ce qui induit du gaspillage de poissons. Certaines espèces (dorade rose, merlu, sole) vont être surexploitées.

– Injuste le système qui consiste à  « réserver ‘ le droit de pêche des thons aux seuls thoniers-senneurs, canneurs et palangriers détenteurs d’un Permis de Pêche Spécial (limité à  91 PPS pour la Méditerranée française). Imagine que je prenne un thon de 300 kg à  la battude (filet mixte de poste) comme cela m’est arrivé l’an dernier aux Deux-Frères, je n’ai même pas le droit de le vendre et je dois le rejeter mort. Tu ne peux même pas compléter une saison avec des captures occasionnelles à  la ligne et au broumé. A côté de ça, tout plaisancier peut pêcher un thon de 30 kg par sortie. Si les bancs sont à  la côte, il peut en prendre toutes les 10 mn. Les charters, s’ils font partie de la Fédération Française de la pêche au gros, participent aux concours avec des prises illimitées, et peuvent prendre jusqu’à  3 poissons par jour quand ils s’entraînent pendant la semaine.

– Irréaliste la taille minimale de 30 kg pour la pêche à  la canne ou à  la palangre et discriminante puisque sont prévues des exceptions dans d’autres pays. D’ailleurs ne vaut-il pas mieux protéger les géniteurs sur les zones de frai plutôt que les jeunes poissons (de 8-10 à  30 kg) ? Le choix actuel répond-il à  des objectifs commerciaux (marchés japonais) ou biologiques ? La gestion prud’homale préconise, quant-à -elle, la protection des moutons (zones de frai), particulièrement pour les espèces qui se regroupent (rascasses, rougets).

– Le Permis de Pêche Spécial est inadapté à  la polyvalence méditerranéenne alors qu’elle est le fondement même de la gestion prud’homale de la ressource. Ce qui convient à  l’Atlantique ou la Manche, ne convient pas forcément à  la Méditerranée. Là  où les zones de pêche sont grandes, les ressources abondantes, les fonds renouvelés par la marée, les pêcheurs se spécialisent dans des techniques et s’accommodent d’une, deux ou trois licences ou PPS. En Méditerranée, la spécialisation est souvent dangereuse pour les espèces cibles ; « réserver ‘ un métier à  quelques-uns c’est ruiner la polyvalence des « petits métiers ‘, ceux-là  mêmes qui sont les plus adaptés à  notre écosystème. Après le système généralisé de licence contre lequel nous avions gagné un recours en Conseil d’Etat, les Permis de Mise en Exploitation (pour puissance des moteurs et tonnage des bateaux), l’agrément sanitaire pour les oursins (accordé en fonction du bateau), on voit arriver les PPS. Et ces droits à  produire sont une manière de privatiser la mer entre un certain nombre de bateaux. Cela va à  l’encontre de la Prud’homie qui pose le libre accès à  la mer et à  la ressource. D’une liberté contrôlée on va vers la privatisation. Il faut se battre pour tout, pour pouvoir grappiller quelque chose avant que tout ne soit mis en coupe réglée

Pour que nos dirigeants français prennent la mesure de nos conditions d’adaptation à  notre environnement (expérimentées depuis le 14ème siècle par nos Prud’homies) et puissent plaider notre modèle de gestion qui n’est pas celui de l’Atlantique, nous demandons, dans le cadre de la réforme des organisations professionnelles, à  ce que nos Prud’homies siègent de droit dans les comités des pêches.


Didier Ranc, pêcheur de Saint-Elme, Premier Prud’homme de La Seyne sur mer  » Saint-Mandrier

Président de l’UIPMPM (Union Intersyndicale des Petits Métiers de la Pêche de Méditerranée)

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Renouvellement du Cantonnement du Cap Roux jusqu’en 2013 et campagne de marquage de sars

A la demande de la Prud’homie de pêche de Saint-Raphaêl, le Cantonnement du Cap Roux, créé en 2003, a été renouvelé en janvier 2008 pour une durée de 6 ans. Sur les tombants de l’Estérel, toute pêche (professionnelle ou de loisirs) est interdite sur 400 ha de littoral. Pour faciliter le balisage et l’accès aux cales des pêcheurs au large, la ligne de sonde a été ramenée de 100 m à  80 m de fond.

Dans le cadre du suivi scientifique l’Université de Nice lance en avril une campagne de marquage de sars pour étudier leurs déplacements et leur biologie.

Si vous trouvez un poisson marqué, conservez-le entier en laissant sa marque en place. Merci de contacter l’Université au 04 92 07 68 32 ou gratiot at unice.fr (récompense de 20 € pour tout poisson marqué)

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L’acidification des océans scrutée par les chercheurs européens

Largement méconnues, les conséquences de l’acidification des océans sur les écosystèmes marins vont faire l’objet d’une campagne européenne de recherche, la première du genre, coordonnée par l’observatoire océanologique (LOV) de Villefranche-sur-mer (Alpes-Maritimes)…
 » Jusqu’à  la fin des années 90, on savait que les océans absorbaient un tiers des émissions humaines de CO2 présent dans l’atmosphère mais on voyait plutôt ça comme une bénédiction parce que c’était autant de CO2 en moins dans l’air… des chercheurs ont découvert que la croissance des organismes marins à  squelette calcaire était affectée négativement par cette acidification et on a commencé à  se dire que l’absorption de CO2 par l’océan n’était pas si anodine que ça ».
Chaque jour, plus de 25 millions de tonnes de gaz carbonique (CO2) produites par les activités humaines se retrouvent dans les océans et contribuent à  les acidifier…
Le programme Epoca va mobiliser pendant quatre ans 27 équipes de recherche réparties dans neuf pays européens… sur 3 zones
: Méditerranée, Atlantique, Arctique…
« Nous allons tenter d’identifier des seuils critiques de PH à  ne pas franchir sous peine de bouleverser l’écosystème des océans… L’UE veut inclure ce phénomène dans les négociations de l’après Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à  effet de serre »…
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