De belles histoires à savourer et partager…
Serait-ce par pudeur ou galanterie que Bill François aborde la mer et ses habitants de façon presqu’anecdotique, un peu comme si de rien n’était. Ne nous y trompons pas, les multiples facettes qu’il met en exergue, au demeurant peu connues, sont fascinantes et les récits inattendus.
Ainsi apprend-on que vivre de la mer aurait poussé nos ancêtres préhistoriques à suivre une évolution différente de celle des singes, que les poissons « habitent une galaxie de parfums » qui les guident dans leurs migrations et leur permet de communiquer, que là où nous ne voyons que du bleu, ces êtres aquatiques distinguent les ultraviolets et qu’ils changent de parure pour attirer, effaroucher, se camoufler… , qu’ils sont sensibles aux courants, aux vibrations, voire aux champs électriques et magnétiques, sans parler des sons multiples portés sur de longues distances, parfois même au sein de canaux acoustiques créés par les différences de température !
C’est dans cet univers étrange que prennent place la baleine solitaire, les invisibles sardines, les harengs péteurs qui faillirent déclencher une guerre ! Continuer la lecture







abandonnés. Vous avez certainement entendu parler de ces histoires. Les journaux ont relayé ces informations de marins abandonnés par des armateurs ruinés ou peu scrupuleux (souvent les deux à la fois), sans salaire, sans nourriture, loin de chez eux, à la merci, alors, de charitables organisations » les foyers des marins » qui prenaient soin d’eux pendant des mois. Donc ce temps est révolu. Un « compte » de fées ? Que nenni ! Le travail acharné de fonctionnaires, de techniciens, de marins et de leurs représentants, qui ont réussi à faire adopter au sein de l’Organisation Internationale du Travail une convention collective (la MLC 2006 pour les initiés) qui s’applique à tous les marins de la marine marchande dans le monde depuis aoà’t 2013. Un amendement à cette convention stipule que les armateurs doivent être munis d’une assurance en cas de déficience, c’est-à -dire d’abandon, de leur part.
