
Contrairement au blé, l'épi de petit épeautre (à gauche) a une longue barbe et un alignement symétrique de grains non fendus.
Nous cherchons à travailler la céréale que nous ont transmis nos anciens et que nous transmettrons à nos enfants, sans manipulation. Le paysage, ici, ne se prête pas trop à la culture intensive, le petit épeautre non plus. En zone de montagne, on n’est pas concurrentiel. Ce n’est rien de plus logique que de faire de la qualité. Je fais aussi 3 vieilles variétés de blé que j’ai sélectionnées avec un boulanger. Nous voulions avoir un pain qui soit bon. En vendant directement notre production, nous attendons le retour de la clientèle. C’est une démarche suivie.
Avec un système de rotation, je ne mets pas d’engrais. Céréales et légumineuses sont réparties sur les parcelles et alternées d’une année sur l’autre. Par la capacité des légumineuses à fixer l’azote de l’air, le fourrage (sainfoin, luzerne) permet de régénérer le sol. La terre se repose. L’année d’après, je mets du petit épeautre, suivi de pois chiche, lentille ou vesce. Enfin, je termine avec du blé ou du petit épeautre. Le pois vert est au stade d’essai depuis 3 à 4 ans. Les zones non exploitables (3 hect. sur 55) sont en prairies naturelles que je fauche, le foin est vendu pour l’élevage. Continuer la lecture →