Du 11 au 14 aoà’t 2008

France, crustacés : Les caseyeurs à  quai à  cause d’un marché trop mou

A cause des problèmes de production, de stockage et de commercialisation des gros crustacés, toute la filière bretonne s’est retrouvée à  Landivisiau (Finistère), le lundi 4 aoà’t, et a décidé de lever le pied lors des prochaines marées du mois. En amont de cette crise, on trouve paradoxalement le résultat d’une très saine gestion de la ressource. Une situation qui, en aval, provoque des problèmes de surproduction, de surcharge des viviers et de grosses mortalités, auxquels s’ajoutent des difficultés plus globales de marché. Pour tenter de rétablir le marché du tourteau, patrons et mareyeurs ont ainsi convenu de limiter les apports du mois d’aoà’t en supprimant carément une marée par bateau.

Source : Alain Le Duff,
Le Marin, 8 aoà’t 2008

Les mareyeurs boulonnais n’ont plus la pêche !

Les mareyeurs boulonnais n’ont plus la pêche ! Après le conflit des pêcheurs qui a durement secoué la place boulonnaise, les mareyeurs ont le sentiment d’avoir été oubliés purement et simplement. Or, aujourd’hui, ils paient aussi l’addition de plus de deux mois de conflit, d’un marché en berne, suivi de l’arrêt biologique en ce moment de 80 % de la flottille. Les mareyeurs ont, au début, affiché leur solidarité avec les pêcheurs. Mais si ces derniers ont touché des aides gouvernementales (prix du gazole), les mareyeurs n’ont obtenu que des vagues promesses qui ne sont toujours pas honorées aujourd’hui. Les conséquences du conflit se font ressentir aussi dans la grande distribution qui commercialise en France 80 % du poisson. Le conflit a déjà  fait deux victimes : Marée phocéenne, qui est en redressement judiciaire, et une autre société qui a de grosses difficultés en ce moment. Le mareyage fait vivre 1 500 salariés à  Boulogne.

Source : Bertrand Spiers,
La Voix du Nord, 13 aoà’t 2008

Mayotte : Une aquaculture peu étoffée, mais bien coordonnée

Aquamay (écloserie et pépinière d’entreprise créée en 1999) est au centre d’une filière qui produit 60 % de l’aquaculture ultramarine en France. Trois structures collaborent : Aquamay, soutenue par les fonds publics, trois privés hébergés par la pépinière d’entreprise et Mayotte Aquaculture, filiale de Cannes Aquaculture, qui produit 125 tonnes sur les 150 de la production locale. Une sensibilité « bio » pour tous et des marchés différenciés : ombrine et dorade tropicale pour le marché local, test d’élevage de moule perlière et, pour Mayotte Aquaculture, export haut de gamme. Mais le rêve, c’est le cobia. Le poisson grossit vite et a une chair ferme sans arête.

Source : Hélène Scheffer,
Le Marin, 8 aoà’t 2008

DOM : La flottille doublée sur le papier

A force de négocier avec Bruxelles, la France a réussi, en 2007, à  obtenir de l’Union européenne un contingent supplémentaire de puissance et de jauge pour ses départements d’outre-mer (Martinique, mais aussi Guadeloupe, Guyane et La Réunion). Mais en contrepartie, elle devait mettre un terme à  la cohabitation d’une flottille déclarée et d’un « secteur informel » pratiquement équivalent. Plus de 70 000 kilowatts supplémentaires ont ainsi été obtenus et la flottille a été plus que doublée. Par ailleurs, et à  condition de réaliser leurs investissements avant la fin 2008, les pêcheurs des Dom ont eu deux années de plus que les méropolitains pour investir dans de nouveaux navires ou remotoriser avec subvention les navires existants.

Source : Bernard Jégou,
Le Marin, 8 aoà’t 2008

Cambodge : Les pêcheurs se mobilisent

Tout le long des côtes cambodgiennes, les populations côtières sont en conflit avec des pêcheurs vietnamiens qui investissent les eaux territoriales au détriment des pêcheurs locaux. Le meurtre d’un fonctionnaire des pêches le mois dernier a entraîné des manifestations contre la pêche illégale vietnamienne. Environ 40 villages de pêcheurs sont concernés par ce problème. Les Vietnamiens ont de gros bateaux qui capturent 1 tonne de produits de la mer en une nuit et 4 à  6 bateaux vietnamiens pêchent chaque nuit dans les eaux cambodgiennes. Les Cambodgiens ne disposent que de petits bateaux avec des prises de 100 kg par nuit.

Source : Chanyda Chhay,
Traduit de Samudra Alert News, 12 aoà’t 2008
The Phnom Penh Post

Les Philippines et Timor-Est signent un accord de coopération

Les Philippines et Timor Est ont signé mardi 12 juillet un accord de coopération dans le domaine de la pêche. Les deux pays coopéreront dans les manipulations post captures, la transformation et la commercialisation, la gestion côtière, la conservation des produits de la mer, la lutte contre la pêche illégale et la préservation de l’environnement. Les deux parties s’engagent également à  accorder des licences de pêche aux navires de chaque flotte.

Source : Neil Jerome C. Morales,
Traduit de Samudra Alert News, 14 aoà’t 2008
BusinessWorld/GMA

La production de pangasius explose au Vietnam

Avec une production totale de 1,2 million de tonnes en 2007, le pangasius vietnamien est en passe de détrôner le saumon d’élevage au niveau global (1,4 million de tonnes de saumon de l’Atlantique annoncées en 2008). Un reportage au Vietnam montre une industrie en plein développement qui se prépare à  mettre 700 000 tonnes de filets sur le marché mondial d’ici quelques années (400 000 tonnes aujourd’hui). Des produits qu’elle espère vendre largement en Europe. Néanmoins, une certaine confusion règne au Vietnam et l’inflation rend difficiles les relations commerciales avec les exportateurs. Les acheteurs russes, polonais et ukrainiens tirent les prix vers le bas – et la qualité avec – en profitant de la vive conccurence entre les transformateurs. Mais c’est en train de changer et quelques élevages s’orientent d’ores et déjà  vers le bio.

Source : Stéphane Gallois,
Le Marin, 8 aoà’t 2008

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Ottawa investit dans la cartographie des ressources de l’Arctique

Le Canada a annoncé mardi des investissements pour cartographier le vaste potentiel énergétique et minéral du Grand-Nord, nouvelle étape dans ses efforts pour mettre en valeur ces ressources et défendre sa souveraineté dans l’Arctique…

« Plus d’un siècle d’exploration des ressources dans le Nord nous a appris qu’il y a du gaz dans la mer de Beaufort, du pétrole dans l’Arctique de l’Est, et de l’or au Yukon. Il y a également des diamants au Nunavut et dans les Territoires du Nord-Ouest, et quantités d’autres ressources précieuses sous les glaces, les mers et la toundra »…

« La cartographie ouvrira la voie au développement futur de ces ressources », a-t-il dit, en notant que l’océan Arctique pourrait abriter un quart des réserves mondiales inexplorées de pétrole et de gaz…

Cette mission vise notamment à  étayer les revendications sur Canada sur le plateau continental de l’océan arctique, potentiellement riche en hydrocarbures.

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Défis et dangers de la course aux hydrocarbures de l’Arctique

L’exploitation des gigantesques réserves pétrolières et gazières de l’Arctique présente d’importantes contraintes et risque d’affecter ce vaste écosystème déjà  bouleversé par le réchauffement climatique…

La Russie, les Etats-Unis, le Canada, le Danemark et la Norvège sont tous engagés – à  différents degrés – dans une course pour exercer et étendre leur souveraineté sur l’Arctique pour des raisons stratégiques, politiques et énergétiques…

Le Fonds mondial de la nature (WWF) juge « dangereuse » l’exploitation des hydrocarbures de l’Arctique, qui accélérera selon ce groupe environnemental les effets du changement climatique.

« Les dommages dans ces régions pourraient être importants parce que l’écosystème y est plus vulnérable », dit Christian Haas, professeur à  l’université d’Alberta, citant le cas éventuel d’une marée noire ou de la modification de la trajectoire de migration des caribous et des baleines.

Dans l’Arctique, la couche de glace sur l’océan et la neige reflètent les rayons du soleil. Lorsque la fonte des glaces s’accentue, cette chaleur est absorbée par l’océan Arctique et le sol, ce qui amplifie le réchauffement, un phénomène baptisé « ice-albedo feedback » (rétroaction de l’albedo des glaces).

Ce réchauffement pourrait aussi libérer d’importantes quantités de dioxyde de carbone (CO2) piégées dans l’Arctique. Or une plus grande présence de CO2, le principal gaz à  effet de serre (GES) produit dans le monde par la combustion d’hydrocarbures et de charbon, amplifierait le réchauffement planétaire et donc la fonte des glaces…

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Du 4  » 8 aoà’t 2008

France-Lorient : Keroman – Port ouvert

Le 27 septembre 2008 aura lieu la seconde édition de « Keroman-Port Ouvert ». Visite de navires de pêche, de magasin de marée et du port, expositions, animations, cotriade.

Source : Bulletin d’information du Comité local des pêches de Lorient-Etel
Juin 2008

France : 46 navires de plus à  la casse

Une nouvelle liste de 46 navires destinés au plan de sortie de flotte vient d’être publiée : 16 en raison du plan cabillaud, 3 pour l’anchois, 11 pour la sole, 7 pour l’anguille-civelle et, en Méditerranée, 2 pour le merlu et 7 pour la suppression de la thonaille. Avec les deux séries annoncées au printemps, cela fait, en tout, 179 bateaux à  casser dans les prochains mois.

Source : Ouest-France, 12-13 juillet 2008

République Démocratique du Congo : Les pêcheurs de la côte de Muanda acculent la société pétrolière Perenco

Du 16 au 17 juillet 2008, les pêcheurs de Moanda (RDC) sont entrés en colère contre la société pétrolière PERENCO, une société française. Les pêcheurs ont pris en otage une jeep de cette société avec ses occupants (agents de Perenco) et ont ensuite envahi plate-formes et bateaux, paralysant ainsi les activités de la société pendant 2 jours. Les raisons de cette colère sont le refus de Perenco de réaliser ses promesses d’électrifier et de ravitailler en eau potable le village des pêcheurs, d’engager dans ses services les habitants des villages de pêcheurs, la destruction des filets des pêcheurs par Perenco lors de ses activités de forage off shore, et la pollution des eaux. Grâce à  la médiation du Chef de territoire (Maire de la ville) et d’un Général de l’armée, un accord a été trouvé : Perenco accepte de réaliser ses promesses et a dédommagé les pêcheurs moyennant 7 000 US $.

Source : Joseph Mavinga Ngembo,
19 juillet 2008

Mozambique : La pêche au bord de la faillite

La pêche au Mozambique est au bord de la faillite à  cause des incessantes hausses du carburant. Le Directeur national de l’administration des pêches vient de déclarer que 51 bateaux sur les 59 enregistrés ne partent plus en pêche car ils n’ont plus les moyens de payer le gasoil. La pêche artisanale assure les revenus de 100 000 familles et apporte de la nourriture à  une grande partie des 20 millions d’habitants du pays. La production des produits de la mer a été affectée par l’augmentation de la pêche illégale. Un bateau, enregistré en Namibie a récemment été arraisonné au large des côtes du Zambèze avec à  son bord 43 tonnes de requin, 4 tonnes d’ailerons, 1,8 tonnes de queues, 11,3 tonnes de foie et 20 tonnes d’huile.

Source : Charles Mangwiro,
Traduit de Samudra Alert News, 4 aoà’t 2008
Reuters

USA : Baisse drastique des jours de mer prévue

Les Etats-Unis veulent-ils garder leur secteur pêche ? C’est la question que se posent les pêcheurs de la côte Est au vu de la politique gouvernementale. Parmi les sentiments les mieux partagés par tous les métiers, de la pêche aux espèces de grands fonds à  la pêche à  la coquille St Jacques, sont le manque total de confiance dans les services publics de recherche sur la ressource et la sensation d’être « la dernière roue de la charette ». Ce point de vue est particulièrement répandu dans la pêcherie d’espèces de grands fonds de la Nouvelle Angleterre. Les jours de mer ont été progressivement réduits ces dernières années, de plus en plus de réserves marines ont été mises en place, ainsi que des règles de plus en plus restrictives sur les filets et autres engins de pêche. La profession a été prévenue que de nouvelles réductions de jours de mer sont à  venir.

Source : Tom Seaman,
Fishing News International, aoà’t 2008

Pérou-Chine : Les entreprises de pêche chinoises cherchent à  développer leur flotte au Pérou

Un groupe de pêche chinois vient d’acheter la compagnie de pêche péruvienne Pesquera Mistral S.A.C. afin d’augmenter sa flotte au Pérou de 37 bateaux. Cette transaction s’est effectuée au moment où le gouvernement péruvien vient d’approuver le passage aux quotas individuels transférables pour la flotte de senneurs qui pêche l’anchois en vue de fabriquer des farines de poisson. La stratégie de la compagnie au Pérou a toujours été d’acquérir des bateaux pour accroître sa capacité de pêche dans les eaux de ce pays.

Source : Fishing News International, aoà’t 2008


Les pêcheurs pakistanais subissent d’énormes pertes

Les pêcheurs pakistanais se plaignent de subir de fortes pertes à  cause des prix très bas pratiqués à  l’exportation. Le coà’t du gasoil est de ce fait supérieur aux bénéfices. Aussi, un grand nombre de bateaux reste à  quai. Habituellement, dès l’ouverture de la saison de pêche, 500 à  600 bateaux sortent chaque jour en mer. Actuellement, seuls 30 à  40 bateaux partent en pêche. Les exportateurs expliquent que les prix sur le marché des crevettes se sont effondrés à  la suite de l’interdiction d’exportation des produits pakistanais sur le marché européen.

Source : Associated Press of Pakistan
Traduit de Samudra Alert News, 7 aoà’t 2008
The Post

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Du 18 au 22 aoà’t 2008

France : La langoustine en 10 questions

L’association du grand littoral atlantique (Aglia) vient de publier une petite brochure de 4 pages sur la pêcherie de langoustine du golfe de Gascogne, présentée comme « un exemple de gestion responsable de la ressource ». Très pédagogique, ce document répond à  10 questions de base que peuvent se poser les néophytes. Elle est avant tout destinée à  répondre aux interrogations des intermédiaires et des distributeurs.

Source : Philippe Urvois,
Le Marin, 15 aoà’t 2008
[Voir Aglia

Plaquette suite

Accord de pêche UE- Secheylles

L’Accord de Pêche UE/Seychelles est le plus important accord thonier de la Communauté avec un pays tiers, tant en terme de tonnage de référence que de contrepartie financière, et constitue un élément essentiel pour la cohérence et la viabilité des autres accords thoniers que la Communauté a conclus avec d’autres pays de l’Océan indien (Madagascar, Comores, Maurice, Mozambique). La proposition de la Commission vise à  modifier le protocole annexé à  cet accord. Les possibilités de pêche et les éléments fondamentaux de l’accord restent inchangés; elles maintiennent 40 licences pour les thoniers senneurs français (17), espagnols (22) et italiens (1), et 12 licences pour les palangriers de surface français (5), espagnols (2) et portugais (5). La Commission propose toutefois d’augmenter le tonnage de référence de 55 000 à  63 000 tonnes. La contrepartie financière annuelle, quant à  elle, passe de 4 125 000 euros à  5 355 000 euros. L’accord modifié est entré en vigueur le 24 juillet 2008.

Source : Parlement européen, 8 mai 2008, 14 aoà’t 2008
Voir Article

Suite

Sierra Leone : Des pêcheurs harcelés

Dans le Nord de la Sierra Leone, un commandant de la Marine responsable de l’île Yeliboya a cherché à  extorquer de l’argent à  des pêcheurs en kidnappant leurs captures ou leurs engins de pêche. Le gouvernement sierra-leonais a alors été alerté de ces pratiques. Puis, de nouveau, le Conseil municipal vient d’augmenter arbitrairement les licences de pêche de 100 % juste au moment où les ressources se raréfient. Certains pêcheurs ont été battus et menottés. Nous ne pouvons tolérer ces pratiques et tenons à  faire circuler cette information.

Source : Thomas F. Spencer, Coordinateur national,
Slafu Organisation, Sierra Leone, 18 aoà’t 2008

Inde : MSC envisage de certifier la pêcherie de sardines du Kerala

Des experts du MSC se sont rendus au Kerala, petit état de la pointe sud de l’Inde, pour rencontrer les pêcheurs, les armateurs et les représentants de l’Etat et du gouvernement fédéral. MSC a en effet conclu, après une enquête sur différentes pêcheries indiennes, que cette pêcherie de sardines et de calmars était la plus durable. Auparavant une journée de formation avait réuni des représentants de pêcheurs, des exportateurs de produits de la mer, et des fonctionnaires de l’Etat et du gouvernement fédéral, afin de répondre à  toutes leurs questions concernant le processus de certification.

Source : Traduit de Samudra Alert News, 18 aoà’t 2008
INFOFISH

Indonésie : La hausse du prix du gasoil laisse les pêcheurs sur la plage

De nombreux pêcheurs traditionnels à  Sukaraja et Bandarlampung ont abandonné leur bateau depuis 6 mois parce que le gasoil est trop cher, d’autant plus qu’ils doivent souvent l’acheter à  un prix supérieur au tarif officiel. D’après une organisation travaillant avec des pêcheurs dans des îles isolées, environ 3000 pêcheurs ne sortiraient plus en mer depuis les premières augmentations du gasoil en juillet l’année dernière. Elle impute la pénurie de carburant à  des détaillants et à  des pêcheurs de Lampung qui font des stocks. A Lampung, de nombreux pêcheurs se sont reconvertis en ouvriers ou conducteurs de pousse-pousse et ont émigré à  Tangerang ou Jakarta.

Source : Oyos Saroso H.N.,
Traduit de Samudra Alert News, 15 aoà’t 2008
The Jakarta Post

Mer mourantes

Les océans sont menacés de se transformer en déserts liquides, par la faute de l’activité humaine. La surpêche est la cause la plus voyante de cette grande vidange de la vie marine. Mais un autre phénomène délétère, plus discret, monte en puissance : l’eutrophisation, qui prive les eaux d’oxygène. Aujourd’hui, plus de 400 zones côtières dans le monde étouffent, ainsi que le décrit une étude publiée dans la revue Science du vendredi 15 aoà’t. A l’origine de ces asphyxies océaniques, on trouve une nouvelle fois l’homme, via ses eaux usées, ses rejets industriels dans les fleuves, la pression de son tourisme sur les côtes et surtout ses engrais. Pour faire bonne mesure, on pourrait ajouter à  ce sombre tableau les effets à  venir du réchauffement climatique. Le temps semble par conséquent venu, tant pour l’avenir des terres qui s’épuisent que pour celui des mers qui se vident, de reconsidérer certaines pratiques de l’agriculture intensive. Vingt sites sont frappés d’eutrophisation en France, principalement des estuaires et des lagunes côtières.

Source : Le Monde, 16 aoà’t 2008

Voir Article

Suite

Fin

Ecolabel : Le MSC s’impose

Alors que l’Union européenne et la France ne semblent pas encore avoir de doctrine bien affirmée sur les écolabels, celui du Marine Stewardship Council (MSC) est en train de s’imposer sur le terrain, au niveau international. Selon l’organisation, près de 5 millions de produits de la mer (dont 4 millions de poissons) seraient déjà  certifiés ou en cours de certification. Cela concerne 26 espèces et 1600 produits. 31 pêcheries auraient déjà  obtenu le label MSC et près de 120 seraient engagés dans cette démarche. En 2009, 80 % de la production écossaise de langoustine devrait être certifiée MSC. Et en France ? La conserverie Chancerelle, basée à  Douarnenez, affiche le label MSC sur certaines conserves de thon blanc à  l’huile d’olive (marque Connétable). Ce thon blanc a été pêché dans le Pacifique par des ligneurs américains de San Diego.

Source : Philippe Urvois,
Le Marin, 15 aoà’t 2008

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Du 25 au 29 aoà’t 2008

France : Les contrats bleus démarrent

Alors que le contexte de la pêche reste franchement morose, avec la sortie en cours des navires retenus au plan de casse de l’hiver dernier, des cours du gasoil toujours élevés et des prix de vente sous criée « catastrophiques », les premiers contrats bleus ont été signés samedi 9 aoà’t. C’est la conséquence directe de la convention passée jeudi 31 juillet entre Ar Mor Glaz, coopérative bigoudène dédiée aux contrats bleus, et la Direction régionale des affaires maritimes de Bretagne. Ces contrats bleus légitiment le pêcheur dans ses fonctions de gardien de l’espace maritime, en lui attribuant une rémunération (qui ne peut excéder 10 % du chiffre d’affaires annuel du navire) contre des prestations liées à  la préservation de la ressource, en faveur de l’environnement ou dans le sens d’une économie durable. Les 374 bateaux adhérents d’Ar Mor Glaz peuvent désormais signer les contrats bleus.

Source : Frank Jourdain,
Le Progrès – Le Courrier, 22 aoà’t 2008
Le Marin, 22 aoà’t 2008 – Voir article

France : Les ligneurs de l’île Vierge surfent sur la vente directe

Créée début juin, la société des « Ligneurs de l’île Vierge » a, semble-t-il, mis dans le mille. Inspirée des us du passé, cette vente directe rencontre un succès phénoménal, auprès des locaux comme des vacanciers. Même les néophites comprennent très vite tout l’attrait de déguster un poisson de ligne, pêché du matin. La clé du succès ? La fraîcheur des produits, l’attrait de la surprise – les habitués changent le menu en fonction de la pêche du jour -, la relation instaurée entre les Ligneurs et leur clientèle. Les Ligneurs livrent également dans toute la région et dans toute la France en 24h maximum.

Source : E.J.,
Le Progrès – Le Courrier, 22 aoà’t 2008 – Voir article

France : Plainte des ostréiculteurs du bassin d’Arcachon pour pollution

La section régionale conchylicole du bassin d’Arcachon a déposé plainte mardi pour pollution après l’interdiction à  la vente et à  la consommation depuis le 24 juillet des huîtres du banc d’Arguin. « A partir du moment où le préfet de la Gironde prend des mesures de répression, nous le prenons au mot, nous voulons savoir s’il y a véritablement pollution et si c’est le cas qui est à  l’origine de cette pollution », a déclaré à  l’AFP Me Ruffié. La plainte a été déposée au nom « de la section régionale conchylicole et de 158 professionnels de la mer » dont des pêcheurs et des mytiliculteurs, la vente des moules du bassin étant également interdite depuis près d’un mois. Une réunion de travail est organisée mercredi au ministère de la Pêche sur la question spécifique du Bassin d’Arcachon en parallèle à  une autre réunion qui se penchera notamment sur la question de la surmortalité cette année des jeunes huîtres.

Source : AFP, Bordeaux
20 aoà’t 2008

Espagne : Cadix s’élève contre un projet éolien

A perte d’horizon, tant vers Cadix qu’Algesiras, s’étend une des rares côtes sauvages espagnoles épargnées par les balafres immobilières. Ce lieu virginal serait menacé. L’ennemi : un projet de parc offshore, supervisé par le gouvernement central, et constitué de 273 éoliennes au large de la province gaditane. Le Maire de Cadix, ses homologues des municipalités voisines et aussi les associations de quartier, les cofradà­as (confréries) de pêcheurs, les syndicats, se sont réunis en une plateforme citoyenne. A Barbate, petit port de 22 000 habitants, vivant depuis des siècles de la pêche au thon, les pêcheurs sont les plus véhéments. Pour eux, l’érection des moulins à  vent – après perforation dans les fonds marins sur 15 à  20 mètres de profondeur – modifierait les trajets des thons et les ferait disparaître de la zone. Au total, 31 parcs éoliens offshore sont prévus le long des côtes espagnoles, en Galice, en Catalogne et en région valencienne. Près de la moitié se concentre autour de Cadix. Les écologistes, eux, sont dans l’embarras. D’un côté, ils craignent que ces géants à  vent perturbent la faune et la flore marines, et affectent les migrations d’oiseaux. De l’autre, ils y voient un moindre mal : l’éolien est souhaitable, davantage en mer que sur terre.

Source : François Musseau,
Libération, 21 aoà’t 2008

Canada : Les chercheurs font confiance à  « la pêche durable » pour conserver la ressource

D’après une étude de l’Université de Colombie britannique, la pêche à  petite échelle capture autant de produits de la mer pour la consommation humaine et utilise 8 fois moins de carburant que la pêche industrielle, mais elle est doublement handicapée par les initiatives d’écolabels et des subventions gasoil mal conçues. La pêche à  petite échelle se caractérise par des bateaux de moins de 15 m. Elle emploie plus de 12 millions de personnes à  travers le monde, contre 1/2 million pour la pêche industrielle. La pêche à  petite échelle emploie des engins plus sélectifs et pratiquement la totalité de ses captures est destinée à  la consommation humaine. Les chercheurs recommandent la suppression des subventions gouvernementales pour favoriser la pêche à  petite échelle.

Source : Traduit de Samudra Alert News, 26 aoà’t 2008

Chili : La salmoniculture, ses implications réelles

Derrière l’image que se donne l’industrie du saumon au Chili, celle d’un gigantesque producteur et exportateur, avec les meilleures performances mondiales, on trouve de très grosses carences, tant au niveau des conditions de travail, de la préservation de l’environnement, qu’au niveau sanitaire. 36 % des entreprises de saumon du Chili sont la propriété de compagnies multinationales, elles génèrent 50 000 emplois directs ou indirects avec 60 % de main d’oeuvre féminine. Cette industrie comporte le plus fort taux d’accidents du travail graves ou mortels parmi les industries alimentaires. De nombreuses plaintes sont enregistrées à  son encontre pour violation des libertés syndicales. Elle est accusée d’occupation illégale d’espaces martimes et de pollution de l’environnement. Elle utilise une grande quantité d’antibiotiques de dernière génération, ce qui risque d’induire une résistance bactérienne à  ces antibiotiques.

Source : Traduit de Ultimas Novedades,
Conapach, 24 aoà’t 2008

Bahrein : L’assèchement des côtes provoque la colère des pêcheurs

Les pêcheurs de Bahrein protestent contre l’assèchement des côtes, la rareté de la ressource et les nouvelles lois sur le travail. La situation des pêcheurs de Muharraq est aggravée par de nouvelles lois sur le travail qui les obligent à  payer 530 US$ comme frais de visa pour chaque travailleur immigré qu’ils emploient en plus de leur salaire mensuel de 27 US$. Ils menacent de se mettre en grève à  partir de samedi et appellent leurs collègues de tout le pays à  se joindre à  leur mouvement. Ils réclament des compensations au Gouvernement pour leur manque à  gagner directement lié à  l’assèchement des côtes.


Source : Traduit de Samudra Alert News,
Basmah Mohammed, 27 aoà’t 2008 – Voir article

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Décors sur faïence et porcelaine

Zabilou SARL : Isabelle décore sur faïence et porcelaine, selon la technique traditionnelle de Limoges. Toute une variété de supports : vaisselle, panneaux de carreaux, pieds de lampe… Chaque pièce est unique. Différents thèmes : végétaux, animaux, décoratifs… et même personnalisés en fonction de la demande. Cuits entre 780° et 850°, les objets passent au lave-vaisselle et micro-onde (à  l’exception des décors métallisés).

Assiette (27cm) Prix :15 euros

Assiette (30cm) Prix : 20 euros

Assiette (27 cm) Prix : 15 euros Plat long (48 cm) - Prix : 100 euros Plat rond - Prix : 35 euros Plat ovale - Prix : 40 euros

Vente :
– sur le marché artisan d’Albi (Tarn), rue Mariès, tous les mercredis et samedis de 9h à  18h d’avril à  décembre,
– lors d’expositions et de stands sur des marchés à  thèmes,
– sur commande (envoi par la poste)

Tél. 06 23 24 23 48

E-mail : zabilou@wanadoo.fr

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Méduses sur le littoral girondin: appel à  la vigilance de la préfecture

La préfecture de Gironde a lancé mardi un appel à  la vigilance en raison de la présence de méduses potentiellement dangereuses sur le littoral girondin.

Cette mesure fait suite « à  l’hospitalisation, lundi au centre hospitalier d’Arcachon, de huit baigneurs victimes de brà’lures cutanées et de malaises résultant d’un contact avec des méduses », a indiqué la préfecture, dans un communiqué.

Ces vacanciers, dont deux ont été touchés à  La Teste (Gironde) et six à  Biscarrosse (Landes), en limite des plages girondines, ont pu ressortir après quelques heures de surveillance, a-t-on ajouté de même source.

L’Ifremer d’Arcachon a pour sa part identifié l’espèce repérée lundi comme étant la « Physalia Physalis » et confirmé son « caractère dangereux », selon la préfecture. Il ne s’agit pas de la même espèce que celle arrivée cet été sur plusieurs plages de la Côte d’Azur, qui sont des « Pelagia Noctiluca ».

Ces méduses, reconnaissables à  leur couleur bleutée lorsqu’elles sont immergées, sont dotées de très longs filaments pouvant atteindre plusieurs mètres. Le contact avec ces animaux provoque des lésions cutanées très douloureuses de type brà’lure ou urticaire.

Des symptômes plus généraux sont possibles: sensation de malaise, accélération du rythme cardiaque et de la pression artérielle, vertiges, douleurs abdominales, a rappelé la préfecture, en précisant que pour l’heure, aucune interdiction de baignade n’a été prise sur les plages girondines.

Une reconnaissance aérienne effectuée mardi matin par un hélicoptère de la gendarmerie a confirmé la présence en grappes d’une trentaine de spécimen, à  500 m de la côte à  hauteur de Soulac, Hourtin, Carcans, du sémaphore du Cap Ferret et des passes sud du bassin d’Arcachon. Cinq à  dix spécimen ont par ailleurs été aperçus à  l’intérieur du bassin.

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Baleines menacées en Atlantique: Bush réduit des zones protégées

L’administration Bush a proposé lundi de réduire les zones de protection des baleines franches au large des côtes de l’Atlantique nord définies en 2006 et dans lesquelles les gros navires doivent limiter leur vitesse pour éviter des collisions avec ces cétacés.

Cédant apparemment aux pressions des compagnies de transport maritime, l’administration propose désormais d’imposer une limite de vitesse de 10 noeuds (18,5 km/heure) dans une zone de 20 milles marins (37 km) seulement au large de plusieurs ports américains de l’Atlantique au lieu des 30 milles (55,6 km) proposées dix-huit mois avant.

Cette limitation de vitesse s’appliquerait à  certaines périodes de l’année seulement.

Cette proposition dévoilée par l’administration des océans et de l’atmosphère (National Oceanic and Atmospheric Administration/NOAA) et qui doit encore être soumise aux commentaires des parties intéressées, pourrait mettre fin à  une bataille de plus d’un an durant laquelle les scientifiques de l’agence fédérale des pêches dépendant de NOAA et la Maison Blanche se sont affrontés sur de nouvelles mesures pour protéger cette espèce de baleine en sérieux danger d’extinction.

Selon les estimations fédérales, il n’en resterait que 300 environ et selon les scientifiques leur population déjà  faible a été encore plus réduite par des collisions avec de gros navires.

Cette nouvelle proposition comprend aussi un délai de cinq ans pour permettre de prendre en compte des recherches scientifiques en cours.

« NOAA se prépare à  mettre en oeuvre des mesures significatives dans le cadre de ses efforts pour protéger les baleines franches », déclare dans un communiqué le vice-amiral à  la retraite Conrad Lautenbacher, sous-secrétaire au Commerce chargé des océans et de l’atmosphère et administrateur de la NOAA.

« Nos analyses scientifiques montrent qu’une limite de vitesse de dix noeuds dans les zones sensibles diminuera nettement le risque pour ces mammifères marins en danger d’extinction », ajoute-t-il.

Mais les défenseurs de l’environnement se sont déclarés mécontents de ce changement des zones de protection qui pourrait être catastrophique pour une espèce en grand danger d’extinction.

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Energie : une nouvelle carte des vents océaniques

Cette cartographie doit permettre d’établir les zones les plus favorables à  l’installation de fermes d’éoliennes au large des côtes. Et en particulier celles où les vents soufflent en permanence, en fonction des saisons. Ces régions se trouvent au large de la Tasmanie, de la Nouvelle-Zélande ou encore de la Terre de Feu, à  l’extrême sud du continent américain – ce qui pose la question du transport de l’énergie. D’autres secteurs propices ont été identifiés aux latitudes moyennes – en particulier sur l’Atlantique. Au-dessus des mers, l’absence de reliefs assure la continuité du fonctionnement des éoliennes.

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