Sars à  la méchouïa de légumes

« Tu gardes tes poissons entiers avec les écailles, juste tu les vides. Une heure avant cuisson, tu les sales avec du gros sel. Tu les fais griller au barbecue s’il fait beau, ou sous la lèchefrites du four. Avec les écailles, ils gardent tout leur jus.

Pour la méchouïa de légumes, tu fais griller au four des tomates entières, des oignons coupés en deux, des poivrons rouges et un vert non pelés, une tête d’ail coupée en deux (dans la largeur des gousses). Les tomates, tu les sors en premier pour les peler ; ça cuit vite. Quand les poivrons sont noircis, tu les pèles. Tu appuies sur les gousses d’ail pour faire sortir la pulpe que tu écrases. Et tu mixes grossièrement l’ensemble avec de l’huile d’olive, du citron, du cumin. Il faut qu’il reste des morceaux. Juste avant de servir, tu rajoutes du sel et du poivre. N’oublies pas, le sel fait rendre l’eau aux tomates, alors ne sales qu’à  la fin.

Tes pommes de terre nouvelles, tu les frottes et tu les laves sans les peler. Tu les coupes en 4 ou en 8 dans le sens de la longueur, comme des quartiers d’orange. Tu les mets sur la plaque du four avec de l’huile, du gros sel, du romarin et des gousses d’ail entières. Tu les oublies, sauf que tu remues un peu de temps en temps. Tu sers avec le poisson et la sauce, et tu te régales ‘

Cette recette convient pour d’autres espèces que l’on fait griller.

Recette de Jeanne Davi, femme de pêcheur à  Sanary

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Le métier des verveux (capétchades ou trabaques) pour la capture des anguilles

La visite du filet, je la fais tous les jours. Quand tu visites les filets, c’est là  où y en a le plus que ça t’appelle. Si ça vaut vraiment le coup, tu changes tes filets ; là  où y en a le moins tu les enlèves et tu les mets là  où y en a le plus. Tu fais beaucoup ça au printemps, en été. A l’automne, tu le fais moins parce que t’es obligé de tenir les postes de pêche que tu as tirés au sort. Quand ça salit, tu es obligé d’en changer, de mettre du propre

Les autres filets, tu les cales en prévoyant ce qui va se passer, en prenant la météo, en sachant si ça va tourner à  la mer, si ça va tourner au mistral. Tu cales tes filets en te mettant sous le vent par rapport au temps qu’il va faire. Tu essaies de mettre tes filets avant qu’il fasse le temps parce qu’après, une fois qu’il fait mauvais temps, pour caler c’est difficile. Le reste de l’année, tu prends pas la météo, tu fais toi chaque jour ce que tu vois au niveau de la pêche.

C’est pas parce que tu vas tous les jours à  l’étang que tu pêches forcément mais tu peux être embêté par les crabes, par les méduses, ou parce que ça salit à  tout va et que ça t’empêche de pêcher.

Le tirage des postes est effectif du 1er juillet jusqu’au 31 janvier. Quand on tire les postes, les parties libres de l’étang, ne peuvent y caler que ceux qui ont tiré dans les postes de cet étang. Du 31 janvier au 1er juillet, c’est libre pour tout le monde. Quand tu te fais inscrire, tu t’inscris dans des étangs : l’Or, l’Arnel Tu tires un numéro dans l’étang que tu as choisi, puis on appelle chaque numéro pour tirer le poste. Chaque année on fait tirer les postes pour pas que ce soit toujours le même qui ait le meilleur poste ou le plus mauvais. On voudrait limiter le nombre maximal de postes dans les étangs. A l’heure qu’il est, y a pas de limitations. Bon, les types le savent. Quand on est 4 dans l’Arnel, le type va s’inscrire ailleurs.

Le mot scientifique c’est le verveux : verveux à  queue. La queue c’est la paladière. Le verveux pour eux c’est que le tour. Pour nous une capétchade c’est un tour et une paladière, c’est composé de 2 morceaux. La paladière c’est le « long ‘, c’est un mur en fait, c’est ce qui conduit le poisson dans le tour qui lui est constitué de 3 nasses reliées entre elles. Chaque nasse, ça fait comme une souricière, il y a des goulets qui vont en rétrécissant, ça fait que le poisson rentre mais il peut pas ressortir.

à‡a c’est la paladière avec des plombs en bas, des lièges au-dessus, 2 perches (des paous) au milieu, une perche à  chaque extrémité, 4 perches en tout. Tu la cales comme tu veux, tu en mets plusieurs, tu cales au milieu de l’étang, ou du bord en allant vers le large, et tu mets le tour au bout. En hauteur, ça fait une brasse : 1,75m. à‡a reste à  fond et ça flotte sur l’eau.

La nasse, « la couve ‘, est constituée de 3 morceaux : dans les deux premiers cerceaux du « devant ‘, le goulet est très ouvert ; les deux autres cerceaux du « milieu ou du mitan ‘, le goulet à  l’intérieur est déjà  un peu plus fermé que devant ; enfin le troisième morceau c’est le « derrière ou cul ‘ et le goulet à  l’intérieur est beaucoup plus serré que les autres. L’essentiel de la pêche se trouve dans le derrière. Y a toujours quelques crabes, quelques laisses , quelques joels dans le devant : les égarés qui sont pas allés jusqu’au bout.

La linière au-dessus, ça te sert de repères pour pas qu’il y ait de tours. Des fois ça se baoute avec le vent et le courant, ça prend un tour et le poisson il pourrait pas rentrer.

Si tu passes toute la nuit sans vent, qu’il fait bonasse, bonasse-plate,
tu peux pas faire une grosse pêche

La meilleure période c’est l’été avec le fond qui travaille, et l’automne avec le vent. Le champion c’est de se trouver sous le vent. Il faut caler où ça bouge le plus. à‡a trouble d’avantage, le poisson doit pas y voir, il est dévarié. Le courant, il vaut mieux que l’eau aille à  la mer pour pêcher que le rentrant. à‡a se passe avec le mistral, avec la tramontane, avec les vents du nord, de la terre, quand la lune est d’aplomb. Quand y a pas de vent, tu as tout de calé, tu visites et puis toute la nuit l’eau, elle a monté. Et si l’eau, elle remplit, et bien tu vas avoir une pêche très faible, par exemple 3 kg d’anguilles avec 20 capétchades de calées. Et si l’eau est allée à  la mer, il a pas fait mauvais temps mais tu vas avoir 10 kg, 12 kg. Parce que l’eau est allée à  la mer. Alors ça t’aide.

Si tu te trouves dans des parties d’étang où y a pas d’eau et que l’eau remplit, ça peut te faire pêcher. Là  où y a plus d’eau, tu pêcheras moins, parce que si tu ajoutes de l’eau là  où il y a déjà  de l’eau, ça te fait pas pêcher.

– Tu l’expliques comment ?

– Je constate, j’explique pas grand-chose

Tu peux avoir tout de calé, si ça en veut pas tu as que dalle : 2 kg, 5 kg et quand ça marche tu peux en avoir 400 kg, 150 kg, 80 kg. Moi j’en pêche pas tant, quand j’ai 150 kg je suis content, ça m’arrive pas souvent, le plus souvent, j’en ai 40, 50 kg, 30 kg Cette année, c’est une année qui est faible, j’ai fait moins de 3 tonnes. J’ai eu fait des années à  2 tonnes 5. Une année qui est bonne tu en as 5 tonnes, 4 tonnes, 3 tonnes 5. Le prix varie entre 5 € et 5,5 €.

Mettons que tu aies 24 filets, tu fais un roulement ; tu en cales 20, ou 16 quand la lune est pleine par exemple. En dehors de l’automne, ça peut varier d’avantage : entre 10 et 20.

En ce moment, je préfère avoir les filets à  terre car je sais que je vais rien pêcher. Si je les laisse dans l’eau, que ça descend à  -4, si ça dégèle avec du vent, je vais avoir des dégâts. Je peux me les faire manger par un rat ou un lapin mais ils feront pas un trou énorme. Quand je voudrai caler, ils seront secs. Il faut qu’ils sèchent sinon ça devient tout marron et ça s’incruste de plus en plus et ça pêche plus. Si tu attends trop, même en tapant, ça part plus après.

Quand il fait froid, les vertes([L’anguille passe de l’état larvaire (civelle) à  l’état adulte (anguille verte ou jaune). Elle se métamorphose (anguille « argentée ‘) lorsqu’elle dévale les cours d’eau pour retourner dans son lieu de reproduction dans la Mer des Sargasses)]. elles s’enterrent. Ce que tu pêches quand il fait froid, qu’il y a des coups de vent, c’est la fine, la fine elle s’en va. Ils ont pêché sur l’étang de Thau après qu’on a mis à  terre, vers le 19-20 janvier. Chez nous, le peu de fines qu’il y a, tu les pêches à  l’automne : du 15 sept à  fin novembre, des fois un peu en décembre mais pas beaucoup.

Quand les vertes ont hiverné dans la vase avec le froid, au carême des fois, comme ça a radouci, elles sortent pour manger.

Reportage avec Jean-Pierre Molle, pêcheur et prud’homme à  Palavas

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Las empresas atacadas en Argentina denuncian que « se sienten vapuleadas »

Sin una solucià³n a la vista. Las empresas gallegas que fueron atacadas hace una semana por obreros en huelga en Puerto Deseado, Argentina, aseguran sentirse « vapuleadas » y advierten que el conflicto « se està¡ envenenando ». La situacià³n, aseguran, « empeora » y declaraciones como las realizadas por el gobernador de la provincia de Santa Cruz, en las que avisaba a los empresarios espaà±oles de que la « colonizacià³n » se habà­a acabado, no contribuyen a aliviar tensiones…

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Respect par la France de ses engagements européens : Peut mieux faire !

Mercredi 18 juillet 2007

Le Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a présenté ce matin en Conseil des ministres une communication relative à  la transposition des directives et décisions cadres européennes. France Nature Environnement commente le bilan affiché par le Gouvernement.

Qu’il s’agisse de la directive OGM (qui devait être transposée avant le 17 octobre 2002) de la directive sur la responsabilité environnementale (le délai de transposition est expiré depuis le 30 avril dernier), du règlement sur la pêche à  la thonaille ou de la directive Nitrates, la France  » qui va présider l’Union européenne en 2008 – ne donne pas l’exemple…

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Pêche, culture et patrimoine. La Prud’homie de St Raphaêl regroupe toujours vingt-sept pêcheurs professionnels

Interview du Premier Prud’homme de St Raphaêl, Christian Décugis, dans le BULLETIN MUNICIPAL 71 Juillet-Aoà’t 2007 – p.23

 

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La pêche dans le Var

La flottille de pêche varoise est composée de 218 navires dont 145 sont armés régulièrement : essentiellement des petits bateaux (moins de 12 mètres).

Les pêcheurs varois

145 hommes sont patrons de leur navire et exercent cette activité à  pleins temps, ils emploient une trentaine de marins. Près de 63% des pêcheurs sont seuls sur leurs bateaux. Si on compte qu’il y presque autant de pêcheurs occasionnels (retraités), environ 300 familles vivent de la pêche dans le département.

En général, les pêcheurs varois pratiquent deux types de pêches.

Les plus usités : la pêche aux filets, aux palangres et aux arts traînants. Les autres types de pêche (nasses, casiers, filets dérivants) restent des activités complémentaires.

La plupart des pêcheurs varois exerce la pêche en tant qu’activité unique. La vente directe à  l’arrivée du bateau arrive en tête des modes de commercialisation (46,5%), suivie par la vente aux mareyeurs et la vente aux restaurateurs (17% chacune), la vente aux poissonniers (12,5%) et la vente en petite, moyenne et grande surface (7%).

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L’ agonie de la pêche au thon rouge

03-07-2007 | La Marseillaise

Suite à  la loi votée par la commission européenne qui interdit de pêcher les grands migrateurs (thons et espadons), les pêcheurs de Port-Vendres à  Menton ont manifesté, au Vieux Port, contre ce programme qui précariserait 350 familles de pêcheurs, leurs 80 bateaux et détruirait 1500 emplois induits. Sans bien sà’r le droit aux allocations chômage.
_ …
_ La thonaille, petite pêche côtière française qui représente 300 tonnes de thon rouge rendrait l’âme. De plus, elle serait pilleuse de ressources. « Cette pratique existe depuis 2000 ans. Nous sommes soutenus par Greenpeace, le sanctuaire des mammifères marins etc. Si nous avions l’habitude de tuer des dauphins, aujourd’hui ils seraient en voie d’extinction ‘. Depuis 7 ans, 20%de l’effort de pêche est observé à  la loupe, le CNRS (Centre National de Recherche Scientifique ) a même publié un rapport validant cette pêcherie comme viable et respectueuse de l’environnement. Cette pêche sous haute surveillance a été soutenue par les écologistes qui ont participé à  l’élaboration d’une charte, acte qui corrobore le bien fondé de cette activité.

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Plan d’action international visant à  prévenir, à  contrecarrer et à  éliminerla pêche illicite, non déclarée et non réglementée

Le présent document contient le texte du Plan d’action international visant à  prévenir, à  contrecarrer et à  éliminer la pêche illicite, non déclarée et non réglementée (Plan d’action international).

Ce PAI- INDNR a été conçu comme un instrument facultatif, dans le cadre du Code de conduite pour une pêche responsable, en réponse à  un appel formulé à  la vingt-troisième session du Comité des pêches. Un projet de Plan d’action international a été élaboré lors d’une Consultation d’experts à  Sydney (Australie) en mai 2000. Ce document a été utilisé pour les négociations des consultations techniques qui se sont tenues au siège de la FAO, à  Rome, en octobre 2000 et février 2001. Le Plan d’action international a été adopté par consensus à  la vingt-quatrième session du Comité des pêches le 2 mars 2001 et entériné par le Conseil de la FAO à  sa vingtième session le 23 juin 2001.

Les Gouvernements de l’Australie et du Canada et la Commission européenne ont apporté une contribution financière aux travaux de préparation qui ont abouti à  l’établissement du Plan d’action international.

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Le secteur de la pêche au sein de l’Union européenne

La pêche et l’aquaculture sont des activités économiques importantes au sein de l’Union européenne. Si elles ne contribuent généralement que pour moins de 1 % au produit national brut (PNB) des états membres, leur impact est très significatif comme source d’emplois dans des zones où les autres alternatives à  l’activité de la pêche sont rares. De plus, elles contribuent à  approvisionner en produits de la pêche le marché de l’UE, qui compte parmi les plus importants du monde.

Avec plus de 7 millions de tonnes de poissons produits grâce à  la pêche et à  l’aquaculture en 2003, l’UE représente la deuxième puissance mondiale de la pêche après la Chine. Pourtant, si elle a exporté 6 millions de tonnes de produits de la pêche, elle a dà’, parallèlement, en importer 10 millions de tonnes pour couvrir ses besoins. Ce déséquilibre entre importations et exportations s’est traduit par un déficit de plus de 10 milliards d’euros en 2003.

La flotte de l’Union européenne

La flotte de l’Union européenne compte un peu plus de 91 000 navires d’une grande diversité de tailles, de capacités de pêche ou de puissances de capture. Au cours des dernières années, la capacité globale de la flotte a été réduite parce que, au regard des ressources disponibles, elle était devenue trop élevée et, par suite, non rentable. L’Union européenne a facilité ce meilleur équilibre entre navires et poisson, mais il reste encore beaucoup d’efforts à  accomplir. La modernisation de la flotte se poursuivra de manière à  assurer des améliorations de la sécurité, des conditions de travail, de la qualité des produits et de la sélectivité de la pêche.


Les zones dépendantes de la pêche

Les emplois fournis par la pêche sont variés. Même si le nombre de pêcheurs au sein de l’UE a diminué au fil des années, entre les emplois à  temps plein et ceux à  temps partiel, quelque 260 000 pêcheurs travaillent encore aujourd’hui en mer.

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La gestion d’une ressource commune

Le poisson est une ressource naturelle renouvelable dont les facteurs de reproduction et de déplacements échappent à  notre contrôle. Les ressources de la pêche font partie de notre patrimoine commun. Des stocks en bon état peuvent supporter durablement un taux d’exploitation raisonnable, pour autant qu’ils bénéficient d’un environnement marin sain. La pêche et l’aquaculture représentent deux des principales richesses tirées de la mer. Sources d’aliments sains et gastronomiques, ces activités créent également des emplois toujours précieux dans les zones côtières et améliorent la situation économique et sociale des régions de l’Union européenne dépendantes de la pêche. Cependant, ces activités doivent être réglementées par le biais de la coopération internationale pour permettre le renouvellement continu des réserves halieutiques et la protection des écosystèmes marins.

Des règles sont dès lors nécessaires pour empêcher certains de pêcher en quantité excessive au détriment de tous.

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