
La mer encagée - photo Pascale Marcaggi
Depuis près de 20 ans, suite à l’effondrement des stocks de morue au large du Canada, de puissantes ONG environnementalistes (ONGE), s’appuyant sur de richissimes fondations comme Pew ou Packard qui financent des scientifiques et des campagnes médiatiques, ne cessent d’annoncer l’effondrement des ressources, la destruction des océans. Elles se font les missionnaires d’une religion largement répandue outre-Atlantique, celle de la préservation de l’intégrité des écosystèmes océaniques, dans la pure tradition américaine de la défense d’une nature vierge de toute intervention humaine. Elles ont leurs litanies, 80 à 90% des stocks sont surexploités et la pêche est la principale responsable des menaces sur les océans. Elles ont aussi leurs totems comme les dauphins ou les requins et leur Satan, le chalut ou la drague, bulldozers qui ravagent les fonds des mers. Ces campagnes sont bien sà’r appuyées sur des réalités, la surpêche et l’effondrement de plusieurs stocks ou des pratiques irresponsables ; elles ont aussi le mérite de donner l’alerte sur des réalités incontournables. Cependant ces ONGE focalisent leurs analyses sur une seule cause majeure de la crise des océans et de ses ressources : la pêche. Ainsi, en 20 ans, pour le grand public, la responsabilité des problèmes est passée de la pollution et du pétrole aux seuls pêcheurs. De ce fait, le terrain a été dégagé pour lever les obstacles au développement rapide des gisements de pétrole off-shore. Ils ont aussi totalement négligé les phénomènes de variation naturelle de l’environnement marin qui ont un impact considérable sur l’état des stocks de poisson. Continuer la lecture →