Sept récifs « nurseries ‘ pour la zone marine protégée de Cagnes sur mer

« Nous voulons créer une pépinière de la mer. Cette quatrième zone marine protégée est un espace de protection des sols marins, de l’environnement et de la faune. Elle doit favoriser la protection et la reproduction des espèces. Les mouillages, la pêche et la plongée y sont interdits. ‘…

La réserve de Cagnes, qui couvre 9 hectares, va ainsi bénéficier de 850 m² de récifs artificiels immergés à  5 et 12 mètres de profondeur sur des fonds herbeux à  proximité de l’herbier de Cymodocées (plantes marines protégées qui ont un rôle de nurserie)…

Cette zone marine protégée implantée à  l’embouchure du Loup est gérée conjointement par le conseil général, la commune de Cagnes, la prud’homie de Cagnes et le comité local des Pêches maritimes et Elevages marins de Nice…

Une première zone maritime protégée avait été créée au large de Golfe-Juan. Des récifs artificiels ont été immergés il y 25 ans pour favoriser le repeuplement de la baie. Depuis, l’augmentation du nombre de poissons est spectaculaire. Deux espèces symboles de la Méditerranée y ont même fait leur réapparition : le mérou et la nacre… »

Avec cette création au large de Cagnes, le département des Alpes-Maritimes compte ainsi quatre zones marines protégées qui totalisent 134 hectares répartis entre Beaulieu, Cagnes, Roquebrune-Cap-Martin et Vallauris-Golfe-Juan.

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« L’enjeu plancton »

Vous le saviez-vous que « dès leur naissance, les larves d’huîtres bénéficient dans le milieu naturel d’une grande diversité de phytoplanctons (plancton végétal) et que certaines diatomées pourraient leur apporter tous les éléments nécessaires à  une bonne résistance aux maladies… » ? Ce qui expliquerait notamment pourquoi les huîtres triploïdes sont moins résistantes puisque reproduites en écloseries, et à  partir de géniteurs ayant subi des manipulations.

De façon simple, en partant de la base, ce petit livre aborde une nouvelle façon d’appréhender la nature, de façon à  « coopérer avec elle » plutôt qu’à  vouloir la supplanter. C’est une vision radicalement ouverte sur notre futur.

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Voir les autres articles de P. Mollo pour L’encre de mer :

La mer, ce n’est pas que de la surface, elle respire… ou l’enjeu planctonique

Quand l’infiniement petit rime avec nos choix de développement

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Pêche. «Il faut faire confiance aux pêcheurs’

Vendredi et samedi, le collectif Pêche et développement organise la journée mondiale des pêcheurs. Au menu: gestion de la ressource et politique commune des pêches. Le point avec Alain Le Sann.

Vendredi et samedi, se déroulent à  Lorient les journées mondiales des pêcheurs. De quoi s’agit-il?

L’idée est née le 21novembre 1997 à  New Delhi, il s’agissait de donner une lisibilité publique aux réalités de la pêche. Depuis, certains pays ont décidé d’officialiser cette date, c’est le cas aux états-Unis ou au Sénégal. En France, c’est le collectif Pêche et développement qui organise des rencontres.

Quel est le thème de cette année?
Le débat va tourner autour des mesures prises dans le cadre de la politique commune des pêches. Trois types de discours dominent actuellement: 1. Les pêcheurs ne sont pas capables d’être de bons gestionnaires, car ils ne respectent pas les décisions prises; 2.Dans le même temps, les environnementalistes tiennent un discours catastrophiste qui décrédibilise la capacité des pêcheurs à  être responsables; 3.Enfin, certains scientifiques disent que les pêcheurs sont des voleurs et que ce sont eux, chercheurs, qui ont la vérité.

Quelle est votre position au sein du collectif?
Nous, on veut renverser la tendance. Il faut un minimum faire confiance aux pêcheurs, ils connaissent le terrain. Ils sont capables de trouver des solutions comme pour la coquille Saint-Jacques ou la langoustine. Certes cela ne se fait pas naturellement, il faut une démarche collective qui réclame des moyens et prend du temps. Cela ne veut pas dire que l’on doit mettre les scientifiques hors jeu, mais on ne peut pas non plus leur donner les pleins pouvoirs. La mer est quelque chose d’imprévisible et de complexe.

Quel regard portez-vous sur le discours de certains écologistes, purs et durs?
Ils ont parfois un discours simplificateur qui porte uniquement sur la ressource. D’ailleurs, ils utilisent des images, quitte à  les manipuler, pour faire passer leur message. Mais le problème est plus compliqué, il englobe des notions de marchés, sans oublier l’aspect humain des choses. Même si les écologistes doivent participer au débat, il n’est pas normal qu’ils interviennent à  travers des oukases. Il faut construire le dialogue, comme cela a été fait avec WWF pour la pêche à  la langoustine.

Parmi vos invités interviendra, samedi, Menakhem Ben-Yami (*), un chercheur israélien,

quel est son discours?
D’abord il explique qu’il faut arrêter de croire que les scientifiques ont la solution; il faut reconnaître les pêcheurs comme experts. Deuxièmement, il estime qu’il faut bannir les logiques de marché. Ensuite, il dit que l’on ne peut pas gérer la ressource qu’à  travers des notions de quotas. Ilpréfère parler d’effort de pêche. Il critique aussi la sélectivité. Pour lui, on se focalise sur la protection des juvéniles. Ce n’est pas parce que l’on surprotège les jeunes générations que tous vont atteindre l’âge adulte. Comme dans une forêt, il faut une certaine sélectivité.

Qu’attendez-vous de ces rencontres?
Le but, c’est de dialoguer, de créer un lieu de rencontre car on craint la guerre de tranchées. On craint aussi les positions de l’Union européenne qui tient un discours ultralibéral, en laissant le secteur mourir, mais qui, d’un autre côté, dit «vive la petite pêche côtière, elle a un intérêt social’. Si on laisse faire l’Europe, on verra la pêche bretonne
disparaître.

(*) Après avoir été pêcheur, il est devenu coopérant technique auprès de la FAO, a été directeur des pêches en Israêl. Aujourd’hui, il est consultant pour l’Irlande du Nord et les îles Féroé. Conférence Demain de 14h à  17h: «Gestion de la ressource’. Samedi de 10h à  13h: «La réforme de la politique commune des pêches’. Au foyer Agora Courbet. Entrée libre.

* Propos recueillis par Laurent Marc

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Sauver le poisson… et sauver le pêcheur

« Il faut arrêter avec l’idée que les pêcheurs sont incapables de gérer la ressource halieutique ‘, scande le collectif Pêche et développement.

A l’occasion de la Journée mondiale des pêcheurs, le collectif lorientais Pêche et développement organise deux journées de débats, vendredi et samedi, à  l’espace Courbet.

La Journée mondiale 2009

Le collectif Pêche et développement est présidé par Danièle Le Sauce, qui a succédé à  Alain Le Sann. L’association a pour but est de promouvoir « un développement solidaire et durable du secteur de la pêche et de l’aquaculture ‘ dans les pays du Nord comme du Sud. Elle organise deux jours de débats, vendredi et samedi, à  l’occasion de la Journée mondiale des pêcheurs.

Trop de bateaux…

La commission de Bruxelles, qui réforme la politique commune des pêches, garde une vision étroite de la préservation des stocks de poisson, estime Danièle Le Sauce. Il y aurait encore trop de bateaux, malgré les nombreux plans de casse. Où s’arrêtera-t-on, s’écrie Pêche et développement. Qui alerte : le rabotage incessant de la flottille compromet l’avenir des ports… donc l’emploi, à  bord et à  terre.

Les pêcheurs, des experts

Ce sera le thème principal débattu vendredi. Les pêcheurs sont les premiers observateurs en mer. Ils ont une idée, concrète, de l’état de la ressource halieutique. Mais leurs connaissances ne sont pas prises en compte par l’Europe, regrette Pêche et développement. L’expertise partagée avec les scientifiques, c’est l’une des revendications de la profession.

Les bonnes pratiques

Elle est finie l’époque des rubans bleus qui récompensaient le meilleur bateau de l’année. Celui qui avait débarqué le plus de poissons ! Aujourd’hui on parlerait plutôt de ruban vert, écolo. Certes toutes les techniques de pêche ne sont pas parfaites. Mais les bonnes pratiques sont en marche. Quel pêcheur oeuvrerait pour laisser une mer sans poisson à  ses enfants ?

Surpêche et sur-réglementation

Alain Le Sann le dit haut et fort : « Il faut arrêter avec l’idée que les pêcheurs sont incapables de gérer la ressource. ‘ Le représentant de Pêche et développement invite à  sortir du discours européen qui focalise sur la surpêche. « C’est bien plus complexe que ça. ‘ Il y a aussi, dit-il en contrepoids, « des zones sous-exploitées car sur-réglementées ‘.

La ressource, « un bien commun ‘

Mettre en place des quotas individuels, que le pêcheur pourrait revendre. C’est l’idée libérale de l’Europe pour mieux gérer la ressource. Seules les entreprises les plus riches pourraient acheter les quotas. Sans garantie pour la conservation des stocks. Pêche et développement, comme les pêcheurs artisans français, est opposé à  cette « privatisation ‘ de la ressource qui « doit rester un bien commun ‘.

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Pêche. «Ne pas déséquilibrer la pyramide des âges’

Ce matin, s’achève la journée mondiale des pêcheurs organisée par Pêche et développement. Parmi les intervenants Menakhem Ben-Yami, scientifique et écologiste israêlien.

Parmi les théories que vous développez, vous dites que l’on a trop tendance à  protéger les jeunes poissons, pourquoi?

Certains scientifiques ont développé une idée, quasi biblique, qu’il faut protéger les juvéniles. C’est une vérité absolue depuis une centaine d’années. Mais prenez une tranche de la population et décidez de ne sélectionner, pour la reproduction, que ceux qui font moins d’1,60 mètre. Après cinq générations, l’ensemble de la population ne dépassera pas 1,60mètre. Concernant la ressource halieutique, plus la génitrice est âgée, plus il y aura d’oeufs de bonne qualité.

C’est un discours récent, est-ce qu’il est entendu par les scientifiques?

Ces idées avancent à  la même allure que lorsqu’on a découvert que la terre était ronde alors que tout le monde disait qu’elle était plate. Elles progressent aussi vite que la théorie de Darwin (sourires).

Vous dites donc qu’il ne faut pas se priver de pêcher les jeunes poissons?

Absolument. Il faut conserver une pyramide des âges normale et ne pas la déséquilibrer. Or, ce n’est pas ce que l’on fait en Atlantique. Je pense qu’il y a surpêche quand les captures ne sont pas nombreuses et qu’elles ne concernent que les individus les plus gros.

Pourtant, c’est l’inverse que l’on imagine.

à€ un moment, il faut apporter le bon sens des pêcheurs à  ce débat. J’ai été pêcheur, j’ai travaillé pour le gouvernement ainsi que pour la FAO, j’ai abordé le problème sous plusieurs angles. Attention, ce que je dis n’est pas forcément vrai pour toutes les pêcheries.

De fait, quel regard portez-vous sur la politique commune des pêches (PCP)?

Chaque pêcherie devrait avoir une politique adaptée. Dans certains cas il faut instaurer des quotas, dans d’autres il est préférable de parler de jours de pêche ou travailler sur les engins de pêche. Un jour, j’ai interrogé un haut responsable de l’Union européenne concernant la PCP, il m’a répondu «on vient de trouver un équilibre politique entre les différents pays, alors se poser maintenant la question des stocks, c’est une autre affaire’.

Vous dites également que l’homme n’est pas le seul responsable. Les oiseaux, les mammifères marins, jouent aussi un rôle.

Oui, il y a bien d’autres facteurs qui affectent la ressource et on n’en entend pas beaucoup parler chez les scientifiques. D’ailleurs, un jour j’ai entendu un scientifique dire que les mammifères marins ne se nourrissaient pas dans les zones où étaient les pêcheurs. Or tout le monde sait que, là  où il y a des dauphins, c’est là  où il y a le plus de poissons.

Comment jugez-vous l’attitude de certains écologistes extrémistes?

Il existe différents groupes d’écologistes. Moi, je suis un vert traditionnel. Je milite pour préserver toutes les espèces, mais pas toute la population à  chaque fois. Je n’exige pas non plus le zéro mortalité. Par ailleurs, il existe des environnementalistes qui sont à  la solde de grandes compagnies pétrolières et qui veulent détourner l’attention du public sur les problèmes de pollution en culpabilisant les pêcheurs.

Pratique

Aujourd’hui les débats se poursuivent au foyer Courbet à  partir de 9h. Menakhem Ben-Yami interviendra sur le thème «Gestion dans la tourmente’ à  11h. Suivra une table ronde «Pour une autre politique commune des pêches’. Entrée libre.

* Recueilli par Laurent Marc

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Des coraux à  protéger croissent dans les eaux froides du Golfe de Gascogne

Pas besoin d’aller sous les tropiques pour voir des coraux. Dans le Golfe de Gascogne, des coraux se développent dans des eaux froides et profondes, des milieux fragiles, menacés par les pêcheries et le réchauffement climatique, que des chercheurs de l’Ifremer viennent d’observer.

Les coraux des eaux froides, d’une température comprise entre 2 et 14°C, ont une croissance très lente, et sont « menacés à  court terme par l’impact des engins de pêche ou l’exploitation des ressources fossiles » et à  moyen terme par le réchauffement climatique, a résumé jeudi devant la presse Jean-François Bourillet, chef de la mission BobGeo.
Ifremer –

Pas besoin d’aller sous les tropiques pour voir des coraux. Dans le Golfe de Gascogne, des coraux se développent dans des eaux froides et profondes, des milieux fragiles, menacés par les pêcheries et le réchauffement climatique, que des chercheurs de l’Ifremer viennent d’observer.

La campagne BobGeo, qui s’est déroulée du 13 au 28 octobre à  bord du navire océanographique « Pourquoi pas? » de l’Institut français d’exploitation de la mer (Ifremer), avait pour mission de caractériser la géologie des fonds sous-marins où vivent ces coraux profonds.

Les coraux des eaux froides, d’une température comprise entre 2 et 14°C, ont une croissance très lente, et sont « menacés à  court terme par l’impact des engins de pêche ou l’exploitation des ressources fossiles » et à  moyen terme par le réchauffement climatique, a résumé jeudi devant la presse Jean-François Bourillet, chef de la mission BobGeo.

Autrefois les coraux étaient jugés « nuisibles aux chalutiers », maintenant ce sont des espèces patrimoniales protégées, souligne un responsable du projet européen CoralFISH, qui vise à  mieux connaître les habitats des coraux d’eaux froides d’Europe et les poissons associés et à  estimer l’impact des pêcheries sur ces écosystèmes.

« Aujourd’hui, il n’est plus possible de gérer la pêche indépendamment, il faut mettre en place une approche intégrée », selon Anthony Grehan, coordinateur du projet CoralFISH de l’université de Galway (Irlande). Il faut, dit-il, « sensibiliser les pêcheurs aux nouvelles connaissances scientifiques ».

Six zones d’Europe -Norvège, Islande, Irlande, Golfe de Gascogne, Açores- Méditerrannée- vont être explorées dans le cadre de CoralFISH.

« Nous sommes conscients, ajoute M. Grehan, que ce sont nos enfants qui hériteront du monde que nous laissons derrière nous ».

Le réchauffement climatique risque d’entrainer un changement de l’acidité des océans et de « réduire la tranche d’eau dans laquelle les coraux seront dans des conditions favorables », rappelle M. Bourillet.

Selon un des scénarios des experts qui travaillent sous l’égide de l’ONU sur le climat (Giec) 70% des coraux d’eau froide risquent, dès la fin du siècle, de se retrouver dans des eaux ne contenant plus assez de carbonates indispensables.

Les coraux calcifiés – à  distinguer des coraux mous- sont « particulièrement sensibles à  l’acidification des océans », car ils ont besoin du carbonate de calcium pour fabriquer leur squelette, précise Brigitte Guillaumont, biologiste à  l’Ifremer.

Certains de ces coraux durs bâtissent des récifs, d’autres vivent solidaires.

Durant la campagne BoGeo, différentes espèces de coraux vivants (Lophelia pertusa, Madrepora oculata), servant pour certains d’abris aux poissons, ont pu être photographiés et filmés dans des canyons sous-marins à  environ 200 km au large des côtes sud de la Bretagne.

Les récifs se situent entre 600 et 1.100 m de profondeur, alors « qu’entre 200 et 500/600 mètres, on trouve essentiellement des débris » de coraux, selon Mme Guillaumont, qui fait état « d’impacts d’engins de pêche ».

Des champs de coraux bambous ont été trouvés en zone sédimentaire.

La campagne BoBEco, prévue en 2011 après une première approche grâce à  BobGeo, doit permettre d’analyser la composition génétique de peuplements de coraux -du Golfe de Gascogne, de Norvège, d’Irlande- et aussi d’évaluer l’impact que des perturbations auraient sur la biodiversité.

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Les Assises de la pêche

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Le thon de retour en Méditerranée

A l’heure où se tient (…) l’assemblée plénière de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique (CICTA), un rapport scientifique et plusieurs observations font l’effet d’un pavé jeté dans la Mare nostrum. Et si l’idée commune que le thon rouge est en voie d’extinction, du fait de la surpêche, était une erreur ? Et si tout le monde, organisations écologistes et scientifiques, s’était fondé, pour étayer ce discours alarmiste et politiquement correct, sur des modèles contestables ? Enquête à  contre-courant
Ce sont trois chercheurs de l’Ifremer qui, aujourd’hui, volent au secours des pêcheurs…
En 2009, au terme de 80 heures de vol (prospection en avion) et de 16 000 kilomètres parcourus, l’évolution est spectaculaire : les concentrations de thons sont deux fois plus importantes que sur la période 2000-2003. « La plupart des vols ont permis de détecter une présence abondante de thons dans l’ensemble du golfe (). On a pu observer de très importantes concentrations d’environ 1 à  2 km de rayon () En septembre, certaines de ces concentrations, accompagnées d’importants vols d’oiseaux marins, étaient situées à  faible distance de la côte ( ) ‘
Mieux : les gros individus (100 kg et plus), autrefois rares dans le golfe, étaient bien représentés tout comme les juvéniles …
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Des expéditions maritimes consacrées à  la planète

Les amarres ont été larguées, lundi 9 novembre en début de matinée. L’équipage de La Boudeuse se languissait à  Brest depuis une quinzaine de jours d’une météo favorable pour se lancer dans la traversée de l’Atlantique et débuter son exploration scientifique de deux ans. Baptisée Terre-Océan, l’épopée est des plus officielles. Patrice Franceschi, le capitaine du trois-mâts, a reçu, le 7 janvier 2009, une lettre de mission du ministre de l’écologie, Jean-Louis Borloo, comme en son temps le navigateur-explorateur Louis-Antoine de Bougainville obtint la sienne de Louis XV pour guider sa frégate La Boudeuse autour du globe, de 1766 à  1769.

oceans.taraexpeditions.org. Le site de Tara-oceans permet de découvrir le journal de bord de l’expédition en mer depuis début septembre. Il propose aussi des vidéos et des infos très pédagogiques sur la mission scientifique.

la-boudeuse.org. Quel sera le parcours du trois-mâts de l’écrivain-aventurier Patrice Franceschi ? Quels scientifiques vont l’accompagner ? Etc.

www.planetsolar.org. La découverte en ligne du multicoque 100 % solaire.

seaorbiter.com. Schémas et simulations permettent de mieux se familiariser avec le projet futuriste de Jacques Rougerie.
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Traduction concrète du Grenelle de la mer, Terre-Océan vise à  mieux évaluer l’effet du réchauffement climatique sur la planète et sensibiliser les publics rencontrés lors du périple à  une écologie plus humaniste. Le programme de la mission a été établi par un comité scientifique composé de membres de la Société des explorateurs français et de la Société de géographie, qui a fait appel à  plusieurs organismes dont le CNRS, le Muséum d’histoire naturelle ou l’Institut de recherche pour le développement (IRD). Pendant les douze premiers mois, La Boudeuse naviguera dans les bassins des grands fleuves d’Amérique du Sud, puis, la seconde année, partira dans les îles du Pacifique menacées par la montée des eaux.

« Bateau du futur »

Deux mois plus tôt, le 4 septembre 2009, c’est , la goélette arctique, qui quittait son port d’attache de Lorient, pour une expédition scientifique de trois ans sur l’ensemble des mers du globe, afin d’y étudier le plancton et les autres micro-organismes marins, qui absorbent plus de la moitié du CO2 produit sur Terre.

Cette flottille maritime dédiée à  la sauvegarde de la planète va encore se renforcer en 2010 et en 2011. En 2010, Gérard d’Aboville, 64 ans, premier homme à  avoir traversé l’océan Atlantique à  la rame en 1980, devrait se lancer dans un tour du monde sur PlanetSolar, un multicoque de 30 mètres entièrement propulsé à  l’énergie solaire. Lors des escales, le bateau aura pour mission de promouvoir le photovoltaïque et le développement durable.

Quant à  2011, ce devrait être l’année de la mise à  l’eau – les derniers tests réalisés en Norvège ont, semble-t-il, été concluants – de SeaOrbiter, un laboratoire océanographique flottant conçu par l’architecte Jacques Rougerie et capable de se laisser porter par les courants marins pendant plusieurs mois. Objectif ? Travailler, notamment, sur les liens entre climat, gaz à  effet de serre et océans…

« Toutes ces expéditions, dignes héritières de celles que nous avons connues les siècles précédents, montrent combien l’écologie est capable de mobiliser aujourd’hui, estime l’amiral Gard, directeur du Musée national de la marine, partenaire de La Boudeuse et de SeaOrbiter. Cela semble difficile à  croire, mais nous manquons toujours de données sur la mer. L’océan est moins connu que la Lune. »

Le cabinet de Jean-Louis Borloo reconnaît être « extrêmement sollicité depuis plusieurs mois par des inventeurs, des anciens skippers qui veulent partir en mer pour aider, récolter des données. » Partenaire de La Boudeuse, Tara, PlanetSolar et SeaOrbiter, le ministère confirme que, d’une manière générale, « on ne connaît pas bien la mer », et que chacune des aventures actuelles ou à  venir est utile. « PlanetSolar, par exemple, va nous aider à  définir le bateau du futur, que l’on veut beaucoup moins pollueur. » Le transport maritime représente actuellement 3 % des rejets mondiaux de C02 et rechigne à  la mise en place de quotas d’émission.

Du côté des scientifiques dont certains vont embarquer sur La Boudeuse ou Tara, l’intérêt semble unanime. « Ces expéditions visent à  mettre à  la disposition de chercheurs des jeux de données cohérents qui permettent de confirmer ou d’infirmer ce que nos modèles décrivent, estime Loïc Petit de la Villeon, de l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Nous travaillons déjà  avec des navires de commerce qui acceptent, par exemple, de mesurer la salinité ou la température de l’eau en surface, ce qui nous aide à  mieux modéliser le climat. Mais beaucoup d’endroits ne sont pas couverts par la marine marchande. Notamment les hautes altitudes. A ce sujet, le périple de Tara nous intéresse particulièrement. » L’alliance semble scellée entre scientifiques et navigateurs. « Nous sentons aujourd’hui que les amoureux de la mer ne veulent plus naviguer pour naviguer, ils veulent que cela serve… », assure M. Petit de la Villeon.

Cet enthousiasme demande néanmoins un minimum de coordination. Le ministère de l’écologie devrait annoncer en 2010 la création d’un « Club des explorateurs » associé à  une fondation « pour mieux organiser toutes les demandes ». Et les financements, bien sà’r. Le budget prévu pour l’ensemble de l’opération La Boudeuse se chiffre à  2,5 millions d’euros environ. L’expédition bénéficie du soutien d’une douzaine de sponsors et de huit partenaires techniques. Mais SeaOrbiter pourrait coà’ter, lui, 25 millions d’euros.

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Disparition mystérieuse du saumon Sockeye : un « juge » est chargé de l’enquête

Dans l’article d’Aquablog, l’on apprend que sur les 10,6 milions de saumons Sockeye attendus cet été sur le plus grand fleuve de Colombie Britanique (côte ouest du Canada), l’on en a dénombré seulement 1,6 millions. Changement dans la température de l’eau, prédateur, développement d’un parasite en lien avec les élevages, modification dans la chaine alimentaire ? C’est un juge de la Cour Suprême – fait peu courant – qui est chargé de l’enquête et qui pourra faire des recommandations… « Dans l’attente, la pêche commerciale du saumon rouge a été suspendue. Les principales victimes de cette disparition sont les peuples indigènes… » note Aquablog.

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