Biodiversité: mesurer l’impact de la pollution sonore sur les cétacés

Une équipe internationale du laboratoire d’applications bioacoustiques de l’Université polytechnique de Catalogne, dirigé par le Français Michel André, vient de mettre au point un dispositif portable pour évaluer la perte d’audition des cétacés. Il ne sera donc plus nécessaire de déplacer les animaux jusqu’à  un laboratoire pour mesurer leur audition (une étape à  risques pour ces animaux), et les scientifiques pourront évaluer les possibilités de survie des cétacés échoués sur les côtes grâce à  un diagnostic in situ…

Pour en savoir plus, cf. le site de l’Université de Catalogne

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Japon: un thon de 128 kg vendu 75.000 euros malgré la récession

La crise économique mondiale ne semble pas freiner la passion japonaise pour les sushi, si l’on en juge par la somme faramineuse déboursée pour un thon rouge sur le marché aux poissons de Tokyo.

Un spécimen de 128 kg a été vendu lundi pour 9,6 millions de yens (75.000 euros) sur le marché de Tsukiji, soit le deuxième prix le plus élevé jamais payé dans l’archipel.

Lundi marquait le jour de reprise des ventes aux enchères du plus grand marché aux poissons du monde, après la pause des fêtes de fin d’année. Quelque 730 thons ont été négociés dans les travées.

« Je voulais acheter le meilleur thon du jour », a déclaré l’acheteur, selon l’agence de presse Jiji. Il prévoit de vendre ce poisson à  la découpe à  des restaurants de sushi au Japon et en Chine.

La chair tendre et grasse du thon rouge est particulièrement appréciée des amateurs de poisson cru, qui la dégustent accompagnée de riz vinaigré, en sushi, ou nature, en sashimi.

Le record absolu est détenu par un spécimen acheté 20 millions de yens en 2001.

Le marché de Tsukiji constitue l’une des curiosités de Tokyo, mais les touristes étrangers sont de plus en plus mal acceptés par les professionnels qui se plaignent des nuisances provoquées notamment par les flashes des appareils photo pendant les enchères.

Depuis le 15 décembre et jusqu’au 17 janvier, les ventes à  la criée ont été fermées aux touristes et les responsables du marché envisagent de prolonger cette interdiction.

Victime de surpêche depuis des années, le thon rouge est menacé en Mer Méditerranée et dans l’Océan Atlantique. Le quota total de prises va y être réduit de 30% en deux ans, une mesure insuffisante pour préserver l’espèce selon les défenseurs de l’environnement et les scientifiques.

Le Japon est de loin le plus gros importateur mondial.

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Du 15 au 19 décembre 2008

France : site internet du Comité local du Guilvinec

L’adresse officielle du site internet du Comité local des pêches du Guilvinec est la suivante : http://www.comitedespeches-guilvinec.fr/

Source : Collectif Pêche & Développement, 11 décembre 2008

France, Lorient : Anne, matelot sur « Fleur des vagues »

Après une formation au lycée maritime d’Etel, puis au Centre François Toullec, une expérience ostréicole et deux embarquements sur des fileyeurs côtiers, Anne est contactée en mars 2006 par le patron du fileyeur « Fleur des Vagues » qui lui propose une place à  bord. « Malgré ma principale inquiétude d’embarquer sur un navire qui fait la quinzaine – difficulté pour une femme de s’intégrer à  la vie à  bord,… – j’étais très « fière » de cette proposition d’embarquement. Mes doutes ont été très rapidement levés, une réelle complicité est apparue à  bord avec les membres de l’équipage. Mon rêve serait d’avoir mon propre bateau et de partir pêcher à  la journée ».

Source : Propos recueillis par Liliane Carriou,
Bulletin d’information du Comité local des pêches de Lorient-Etel, novembre 2008

France : Le pêcheur sauvé par son VFI

Vendredi 5 décembre, « Les Barges », chalutier des Sables de 25 m, armé au chalut de fond, se trouve à  60 milles à  l’ouest de la pointe de Penmarc’h. Le bateau attaque son troisième trait de chalut. Il fait nuit noire. Il reste une grosse houle avec des creux de 8 à  10 m. Gaspard est occupé avec une chaîne engagée sous un panneau. Quand le bateau gite sous l’effet de la houle, ça fait décoller le panneau. Quand la vague repart, elle emporte Gaspard. Il est récupéré sain et sauf par son équipage. Son vêtement à  flottabilité intégrée (VFI) qui l’a maintenu à  la surface de l’eau, lui a sauvé la vie. Pour Christophe Chavantré, le patron, le port du VFI est indispensable. « Cela ne gêne pas et ça peut sauver la vie ». Et pour cause : en quatre mois, il a vu deux de ses gars passer par dessus bord.

Source : Bruno Saussier,
Le Marin, 12 décembre 2008

Préfecture maritime

Ouest France, 8 décembre 2008

France : Conchyliculture, un observatoire des prix

Le conseil du Comité national de la conchyliculture (CNC), réuni le 4 décembre, souhaite la mise en place d’un observatoire des prix et des marges. Les cours payés actuellement aux producteurs pour les huîtres sont bas. Les consommateurs, eux, paient le même prix. Un observatoire « permettrait de déclencher l’alerte en cas de dépassement de seuil, à  la hausse ou à  la baisse ». Les ventes aussi sont en baisse de 20 à  30 % en septembre et octobre selon le CNC.

Source : Le Marin, 12 décembre 2008

Europe : 20 % des captures communautaires dans les eaux internationales

L’Europe a lancé une étude pour mieux savoir quels ressortissants pêchaient quoi en haute mer. Il y aurait plus de 700 navires communautaires à  sillonner le grand large. Ces navires travaillent soit sous le contrôle d’une organisation internationale de pêche, telle l’Iccat (Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique), soit dans le cadre d’accords avec des pays côtiers. Une moitié de ces navires sont des thoniers. Les chalutiers, qui travaillent en Afrique de l’Ouest essentiellement, représentent moins de 1 % de la flotte communautaire en nombre, mais 24 % de la capacité en jauge ! Ces chiffres ne prennent pas en compte les bateaux communautaires sous pavillon tiers.

Source : Thibaud Teillard, Dossier spécial « Haute mer »
Le Marin, 12 décembre 2008

Les pêcheurs du Royaume Uni craignent de plus en plus pour leur avenir

L’inquiétude se développe suite à  une campagne visant à  interdire la pêche dans 30 % des eaux qui entourent la Grande Bretagne et qui aurait un effet dévastateur sur les communautés de pêcheurs. Ces propositions proviennent de Co-Opérative et Marine Conservation Society qui ont appelé le gouvernement britannique à  mettre sur pied un projet de protection des habitats en danger qui excluerait toute pêche dans un tiers des mers qui entourent le Royaume Uni d’ici 2020. Les organisations de pêcheurs de tout le pays et notamment dans le Sud-ouest ont violemment critiqué ce plan qui mettrait en danger leurs activités. Un des leaders affirme que cette campagne ne s’appuie sur aucune base scientifique et rappelle que la pêche est déjà  très réglementée par différentes mesures de conservation.

Source : FISHupdate.com

Traduit de Samudra Alert News, 16 décembre 2008

Crevetticulture en Equateur : vers une privatisation de la mangrove ?

Depuis le 15 octobre 2008, en Equateur, un décret réglemente l’aquaculture industrielle de la crevette. Ce décret est contradictoire : d’une part, il reconnaît que des milliers d’hectares de bassins d’élevage de crevettes ont fonctionné dans l’illégalité et que les activités de cette industrie ont abouti à  l’abattage de la mangrove, d’autre part, il récompense cette illégalité, en donnant en concession à  l’industrie crevettière des zones classées comme Bien national à  usage public, en violation de dispositions légales qui protègent l’écosystème de mangrove depuis les années 1970. Cette mesure crée un précédent d’insécurité juridique en matière d’environnement et dans la garantie des droits économiques, sociaux, culturels et écologiques des peuples ancestraux de pêcheurs et de cueilleurs artisans de la côte équatorienne, qui ont été expulsés de façon violente de leur territoire et ont réclamé avec insistance aux gouvernements successifs des zones de mangrove envahies par l’aquaculture industrielle de la crevette.

Source : Veronica Yépez, C-Condem
Traduit de VRM

par Aquablog, 14 décembre 2008

Le Ministère promet que le Brésil va devenir un grand exportateur de poisson

Le ministre de l’aquaculture et de la pêche estime que le bilan du secteur pêche est positif cette année. La consommation et les ventes en grande surface ont augmenté (d’environ 15 %) sur les 3 dernières années et on assiste à  une renaissance de l’activité pêche dans le pays. Un projet fédéral prévoit un investissement de 1,75 billions de reals brésiliens (748 millions US$) dans le secteur de la pêche d’ici 2011. Une institution de développement de la recherche en aquaculture devrait également être développée. Le Brésil va intensifier la pêche au large et la production de produits de la mer. Il devrait ainsi prochainement devenir un gros exportateur de produits de la pêche.

Source : Alana Gandra, BrazzilMag

Traduit de Samudra Alert News, 16 décembre 2008

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Pas d’exemption d’écotaxe pour la Bretagne: les pêcheurs bretons protestent

Le président du Comité régional des pêches et des élevages marins de Bretagne, André Le Berre, a demandé au gouvernement de revenir sur sa décision de ne pas exempter la région d’une nouvelle taxe kilométrique issue du Grenelle de l’environnement.

Déjà  contestée par d’autres responsables économiques bretons, cette écotaxe doit s’appliquer à  partir de 2011 sur les poids lourds à  partir de 3,5 T sur le réseau national non-payant. La Bretagne sera particulièrement touchée par cette écotaxe, puisque l’ensemble de son réseau est non-payant.

« Il est certain qu’une application aveugle de cette mesure à  l’ensemble du territoire provoquera des inégalités criantes (…) Ce ne seront pas ceux qui paieront le plus qui bénéficieront en priorité du produit de cette nouvelle taxe », dénonce André Le Berre, dans une lettre adressée au ministre de l’Ecologie Jean-Louis Borloo.

La filière pêche est « dépendante du transport nécessairement rapide de sa production vers les lieux de consommation » et fait « déjà  l’objet d’une écotaxe depuis un an », ajoute-t-il.

De leur côté, les organisations de producteurs, Pêcheurs de la Manche et Atlantique (PMA), et Organisation des Pêcheries de l’Ouest Bretagne (OPOB) ainsi que la coopérative Ar Mor Glaz, représentant 850 entreprises de pêche sur le littoral Grand Ouest, ont également protesté contre l’écotaxe.

L’écotaxe « porterait un nouveau coup, sans doute fatal, à  l’activité de notre région après l’explosion des coà’ts d’exploitation due au prix du gasoil au premier semestre 2008 », soulignent ces organisations dans un communiqué commun.

Le gouvernement estime que la Bretagne ne peut bénéficier d’exemption, malgré sa position géographique périphérique, invoquant notamment la réglementation européenne.

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Les grands singes et le thon rouge, espèces les plus menacées

Les grands singes et le thon rouge sont les plus menacées des espèces touchées par la perte de biodiversité, a mis en garde lundi à  Francfort un expert de l’organisation écologique WWF.

« La plus grande perte de biodiversité depuis la disparition des dinosaures se poursuit », a déclaré l’expert de WWF en la matière, Volker Homes. L’hécatombe dans le monde animal et végétal continue « avec la même intensité et la même implacable rapidité », a-t-il dénoncé.

Les grands singes comme les gorilles, orangs-outans, bonobos et chimpanzés pourraient bientôt disparaître de la surface terrestre et sont du moins « fortement menacés », selon WWF.

Le thon rouge est en première ligne des espèces en voie de disparition, avec un effondrement de 90% des réserves mondiales, a ajoute M. Homes.

En 2008, les grenouilles et les amphibiens ont fait leur apparition sur la liste rouge, avec un tiers d’entre eux menacés d’extinction au niveau mondial.

Le lynx ibérique également, selon l’organisation. Il n’en reste plus que 150 dans la Sierra Moreno et dans les environs de Tolède (près de Madrid). Les routes et les pipe-lines empiètent sur son habitat.

Néanmoins, souligne WWF, d’autres espèces se portent mieux comme la baleine à  bosse, dont les réserves sont « à  peu près stables » depuis la fin de la chasse il y a quarante ans. Chez les éléphants africains également le nombre est en hausse dans le sud et l’est de l’Afrique. En revanche, en Afrique centrale, le braconnage a augmenté.

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Lettre au Ministre canadien des pêches par les représentants des pêcheurs artisans concernant la mévente des produits de la pêche exportés dans un contexte de crise économique mondiale

Le 15 décembre 2008

L’honorable Gail Shea
Ministre des Pêches et des Océans

Madame la Ministre,

Nous sentons le besoin pressant de nous adresser à  vous aujourd’hui au nom de la vingtaine de milliers de petites entreprises de pêche commerciale qui forment l’assise de l’économie des collectivités côtières au Canada. Nos flottilles de pêcheurs-propriétaires génèrent 50 000 emplois directs dans la pêche et soutiennent autant d’emplois indirects dans la construction de bateaux, la fourniture d’engins et de matériel de pêche, la transformation, le transport et l’exportation. Le secteur des pêcheurs-propriétaires est le plus gros employeur privé des régions côtières du Canada et, dans la plupart de nos communautés côtières, la pêche n’est rien de moins qu’un mode de vie.

Notre industrie est axée sur l’exportation. Quinze ans d’efforts concertés nous ont permis de hisser le Canada au rang de chef de file mondial de l’exportation de produits de pêches de grande qualité issus de la pêche durable. Notre industrie s’est aussi tournée vers l’avenir en s’impliquant dans le processus du Renouvellement des pêches et de l’initiative connue sous le nom de la Mer à  l’Assiette. Mais nos investissements considérables dans l’avenir de notre industrie sont maintenant menacés par la crise économique mondiale.

Ce qui se passe présentement du côté du homard est alarmant. Une baisse considérable dans la demande américaine au cours des dernières semaines a fait chuter les prix à  quai de 35 p. cent par rapport à  l’an passé, bien en deçà  du seuil de rentabilité pour nos entreprises. La situation est de mauvais augure, étant donné que le homard est le produit de la mer qui rapporte le plus au Canada sur le chapitre des exportations et celui qui débute le nouveau cycle. Si cette chute s’étend à  nos autres principaux produits (crabe, crevette, saumon) nos flottilles et communautés perdront des centaines de millions de dollars.

La récession internationale est en train de transformer en crise une situation déjà  précaire pour notre industrie. Depuis plusieurs années, nos flottilles sont prises dans le même étau coà’ts-prix que les entreprises manufacturières et les géants de l’automobile et de l’exploitation forestière du Canada. Cela fait déjà  plusieurs années que les pêcheurs se serrent la ceinture en imposant des sacrifices à  leur famille, en renonçant à  de nouveaux investissements et en grugeant dans les réserves qui devaient servir à  remplacer leurs biens et équipements. Cette stratégie ne plus peut être maintenue, surtout que maintenant l’horizon économique ne présente aucun espoir.

Jusqu’à  aujourd’hui le gouvernement n’a proposé que des mesures d’autorationalisation comme solution aux problèmes de viabilité qu’affrontent certaines de nos flottilles. Il y a des limites, toutefois, à  ce qu’on peut attendre de l’autorationalisation. Celle-ci ne peut régler les problèmes sous-jacents de notre industrie, ni les difficultés auxquelles nous ne pouvons rien et que la crise financière internationale vient aggraver.

Les effets du resserrement des marges de profit et de la crise financière sont cumulatifs et endémiques. Ils se font sentir dans toutes les flottilles et dans toutes les régions. à€ certains endroits, la situation est à  ce point critique que des flottilles toutes entières risquent de ne tirer aucun bénéfice net de leurs activités en 2009. Nous ne pensons pas que l’autorationalisation soit la réponse indiquée à  la crise que notre industrie traverse, pas plus qu’elle ne l’est aux crises qui frappent les secteurs manufacturier, forestier et automobile.

Une intervention stratégique s’impose pour résoudre les problèmes les plus inquiétants et régler de façon générale la question de la viabilité et du renouvellement de l’industrie.

Nous vous demandons donc avec insistance d’entreprendre dès maintenant avec notre industrie et les gouvernements provinciaux des consultations pré budgétaires régionales qui culmineront avec une table ronde pancanadienne visant à  établir un consensus sur une stratégie générale de renouvellement de notre industrie.

Au nombre des questions et des options que nous souhaiterions voir examiner figurent celles-ci :
• Des mesures destinées à  faciliter l’accès au capital et au crédit pour soutenir individuellement les entreprises et les transferts de permis;
• Le rétablissement et l’expansion des commissions provinciales de prêts;
• La création d’un fonds fédéral spécial pour aider à  financer les programmes de rationalisation des flottilles  » retrait de permis (en partenariat avec les organismes représentant les flottilles et les provinces) pour les régions et les flottilles les plus durement touchées;
• Un organisme national de promotion de la commercialisation des poissons et fruits de mer pour appuyer l’initiative de la Mer à  l’Assiette;
• Des programmes de retraite anticipée pour les travailleurs d’usine et les pêcheurs;
• L’examen et l’ajustement des droits et des autres frais de gestion;
• Un fonds de recherche et développement dans le domaine des pêches.
Nous ne saurions trop insister sur l’urgence d’agir.

Nos flottilles et nos organisations comptent sur votre leadership et sont prêtes à  vous aider par tous les moyens possibles à  faire avancer ces consultations pour forger un consensus sur les mesures qui s’imposent pour aider notre industrie à  traverser cette période difficile qui l’attend.

Veuillez agréer, Madame la Ministre, l’expression de nos sentiments les plus respectueux.

Brian Adams
President Areas 19 Crab Association SW Gulf of St Lawrence

Shelton Barlow
President, Prince County Fishermen’s Association

André Martin
Président, l’Union des Pêcheurs de Maritimes

O’Neil Cloutier
Vice-Président, Alliance des pêcheurs professionnels du Québec

Dave Crawford
President, Gulf Nova Scotia Bonafide Fishermen’s Association

Ken Drake
President, PEI Fishermen’s Association

Bill Duncan
Native Brotherhood of British Columbia

Irving Figg
President, United Fishermen and Allied Workers Union

Ronnie Heighton
President, Northumberland Fishermen’s Association

Roger Vienneau
Association des pêcheurs professionnels membres d’équipage

Jean Lanteigne
Directeur général, Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels

Leonard LeBlanc
President, Gulf Nova Scotia Fishermen’s Coalition
Earle McCurdy
President, Fish Food and Allied Workers Union

Kathy Scarfo
President, Area G Trollers Association

Ashton Spinney
Chairman, LFA 34 Management Board

Cc: L’hon. James Michael (Jim) Flaherty, Ministre des Finances
L’honorable Peter McKay, Ministre de la défense nationale
L’honorable Gregory Francis Thompson, Ministre des anciens combattants
L’honorable Gary Lunn Ministre d’état (Sports)
L’honorable Keith Ashfield, Ministre d’Etat, APECA
L’honorable Denis Lebel, Ministre d’état (Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec)
Gerald Keddy, Député South Shore St Margaret’s
Grant Kerr, Député West Nova
Rodney Weston, Député Saint John
Sénateur Gerald Comeau
Randy Kamp, Secrétaire parlementaire du ministre des Pêches et des Océans

P.j.

Annexe

L’étau coà’ts-prix qui enserre l’industrie de la pêche

Notre industrie est une industrie d’exportation. Plus de 80 p. 100 de ce que nous produisons est exporté, ce qui place le Canada au sixième rang mondial parmi les grands exportateurs de poissons. Comme pour la plupart des autres secteurs d’exportation, les états-Unis sont notre plus gros client, suivi de l’Union européenne et du Japon. La santé de notre industrie est donc tributaire de celle de l’économie de pays développés.

La crise de liquidité qui frappe actuellement les marchés de capitaux de la planète montre bien à  quel point notre industrie est intégrée mondialement. L’effondrement des banques islandaises a tari soudainement le crédit disponible pour les transformateurs de poissons du Canada et créé beaucoup d’incertitude dans l’industrie. La situation pourrait devenir très sérieuse si, faute de financement, nos acheteurs réduisent leurs achats et la demande et les prix de nos produits chutent.

La crise financière vient s’ajouter à  un étau coà’ts-prix qui enserre notre industrie depuis plusieurs années.

En voici quelques exemples :

Les prix
• Nos produits étant exportés, les transactions se font en dollars américains. Du début de 2003 jusqu’à  la fin de 2007, l’appréciation constante du dollar canadien résultant de la force de nos exportations de pétrole a réduit de plus de 39 p. 100 la valeur obtenue lors de la conversion des dollars américains tirés de la vente de nos produits. Même si les taux de change se sont quelque peu améliorés au cours de la dernière année, nous n’avons récupéré que la moitié des pertes sur taux de change subies depuis 2003.
• Bien que la qualité de nos poissons et fruits de mer sauvages demeure insurpassée et que la disponibilité des produits sauvages à  l’échelle mondiale n’augmente pas, les prix que nous obtenons pour nos produits restent bas et ont même diminué dans certains cas en raison de la concurrence plus vive que nous livrent des aquiculteurs qui produisent à  faible coà’t dans des pays où la réglementation en matière d’environnement et les normes du travail sont déficientes. C’est le cas surtout pour deux de nos principaux produits : le saumon et la crevette. Nous avons réussi à  conserver notre part du marché de la crevette uniquement grâce à  l’efficience et au volume de notre production ainsi qu’à  l’abondance de nos stocks.

Coà’ts
• Malgré la baisse des derniers mois, les coà’ts de carburant pendant la saison de pêche 2008 ont été supérieurs en moyenne de 60 p. 100 à  ce qu’ils étaient l’an dernier, réduisant sérieusement la marge de profit de toutes nos entreprises.
• Les coà’ts associés aux mesures de gestion (observateurs en mer, enregistrement vidéo et visionnement, vérification à  quai, tenue de registres), aux droits de permis, à  l’équipement de sécurité et à  la formation sont autant de frais supplémentaires que nos entreprises doivent assumer parce que notre cadre réglementaire est rigoureux et exigeant. Ces coà’ts ont toujours été excessifs. Ils sont maintenant devenus insupportables.
• Les mesures de conservation, qui pour bon nombre ont été adoptées volontairement par nos flottilles, viennent aussi augmenter les coà’ts à  court terme en diminuant les revenus et débarquement. Ce n’est qu’à  long terme que nous pourrons voir les retombées positives de ces efforts. Certaines de nos flottilles ont à  payer les frais associés à  la certification écologique et au maintien des licences qui en découlent, dans l’unique but de conserver leurs parts de marché actuelles, sans savoir si elles vont obtenir des prix plus intéressants.

Autres questions
• Les membres d’équipage vieillissent, la moyenne d’âge dépassant largement les 40 ans, ce qui montre bien qu’il n’y a pas de jeunes qui entrent dans le secteur de la pêche et nous fait nous demander qui pêchera dans l’avenir. Faute d’équipages expérimentés disponibles, le tiers de la flottille de pêche du hareng de la Gaspésie a passé la dernière saison amarré au quai, et beaucoup de ports de la Colombie-Britannique ont vu la moitié de leur flottille rester à  quai en 2008.

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Letter to the canadian minister of fisheries by the artisanal fishermen’s organisations

December 15, 2008

Honourable Gail Shea
Minister of Fisheries

Dear Minister:

We are writing to you with a sense of urgency on behalf of the more than twenty thousand small, independent commercial fishing enterprises that are the backbone of Canada’s coastal economy. Our owner-operator fleets provide 50,000 direct fishing jobs and sustain equal numbers in boat building, gear and equipment supply, processing, transportation and exporting. The owner-operator fishery is coastal Canada’s biggest private sector employer and, in most fishing communities, a way of life.

Ours is an export industry and over the last 15 years, through our concerted efforts, Canada has become a world leader in the export of high quality, sustainably harvested fisheries products. As an industry, we have also become much more forward looking as a result of the Fisheries Renewal process and the Ocean to Plate initiative. The considerable investments we have been making in our industry’s future, however, are now threatened by the global economic recession.

A disturbing bellwether is what is happening to lobster. Because of dropping US demand dockside price for lobster has fallen 35 percent a year ago; well below minimal returns on investment. The impacts of this are ominous given that lobster is our country’s most valuable seafood export and the first product to hit markets in the new cycle. If this price drop extends to our other major products (crab, salmon, shrimp) our fleets and communities will be losing hundreds of millions of dollars.

Already the global recession is turning a bad situation for our industry into a crisis. For the last several years our fleets have been caught in the same cost/price squeeze as our country’s manufacturers and the giants of the automotive and forestry industries.

For several years now fishermen have been tightening their belts, reducing family spending, forgoing new investment and drawing down the capital that should be set aside to replace depreciating assets. This strategy can’t be sustained any longer especially if the economic horizon offers no hope.

To date the Department has proposed that fleets deal with their overall viability through self-rationalization schemes. There are limits to what we can expect from self-rationalization. It will not deal with the underlying industry viability issues nor solve problems that are beyond our control and being compounded by the international financial crisis.

The effects of the cost-price squeeze and the financial crisis are cumulative and endemic. They affect all our fleets and all regions. In some areas the situation has reached a breaking point and entire fleets may not see any net benefits from their operations in 2009. We do not believe that self-rationalization is the appropriate response to the crisis our industry faces; just as it is not the appropriate response to the crises facing the manufacturing, forestry and automotive sectors.

A strategic intervention is required to deal with the most problematic areas and to address industry viability and renewal across the board.

We would therefore urge you to launch an immediate series of pre-budget regional consultations with industry organizations and provincial governments culminating in a national Round Table to build consensus around a comprehensive renewal strategy to restore viability to our industry.

Among the issues and options we would like to see examined are:
• Measures to ease access to capital and credit to support individual enterprises and licence transfers;
• The reactivation and expansion of provincial loan boards;
• The establishment of a special federal fisheries fund to help finance fleet rationalization programs i.e. licence retirement (in partnership with fleet organizations and provinces) for those fleets and areas in serious difficulty;
• A national agency to promote seafood marketing and support Ocean to Plate initiatives;
• Early retirement programs for plant workers and harvesters;
• Reductions in the burden of fees and other fish management costs;
• Fisheries research and development funds.
We cannot over emphasise the urgent need for action.
Our fleets and organizations are looking to your leadership and are prepared to assist you in any way possible to move these consultations forward and achieve consensus on the measures needed to help our industry through these difficult times ahead.

Sincerely,

Brian Adams
President Area 19 Crab Association SW Gulf of Saint Lawrence

Shelton Barlow
President, Prince County Fishermen’s Association PEI

André Martin
President, Maritime Fishermen’s Union

O’Neil Cloutier
Vice-Président, Alliance des pêcheurs professionnels du Québec

Dave Crawford
President, Gulf Nova Scotia Bonafide Fishermen’s Association

Ken Drake
President, PEI Fishermen’s Association

Bill Duncan
Native Brotherhood of British Columbia

Irving Figg
President, United Fishermen and Allied Workers Union

Ronnie Heighton
President, Northumberland Fishermen’s Association

Roger Vienneau
Association des pêcheurs professionnels membres d’équipage

Jean Lanteigne
Directeur général, Fédération régionale acadienne des pêcheurs professionnels

Leonard LeBlanc
President, Gulf Nova Scotia Fishermen’s Coalition

Earle McCurdy
President, Fish Food and Allied Workers Union

Kathy Scarfo
President, Area G Trollers

Ashton Spinney
Chairman, LFA 34 Management Board

Cc: The Hon. James Michael (Jim) Flaherty, Minister of Finance
The Honorable Peter McKay, Minister of National Defence
The Honourable Gregory Francis Thompson, Minister of Veterans Affairs
The Honourable Gary Lunn Minister of State (Sport)
The Honourable Denis Lebel, Minister of State (Economic Development Agency of Canada for the Regions of Quebec)
The Honorable Keith Ashfield, Minister of State (ACOA)
Gerald Keddy, MP South Shore St Margaret’s
Grant Kerr, MP West Nova
Rodney Weston, MP Saint John
Senator Gerald Comeau
Randy Kamp, Parliamentary Secretary to the Minister of Fisheries and Oceans

Encl.

Annex

The Cost Price Squeeze on Canada Fishing Industry

Ours is an export industry. More than 80 percent of the products we produce are exported making Canada the world’s 6th most important exporter of fish. As in most other export sectors the United States is our biggest customer, followed by the EU and Japan. So the health of our industry is contingent on the health of the economies of the developed world.

The current liquidity crisis in world financial markets revealed how globally integrated our industry is. The collapse of the Icelandic banks jeopardized access to credit for many Canadian fish processors and created a lot of uncertainty about the future. The situation could become quite serious if our traditional buyers cannot access credit to finance inventory and, as a result, demand for our products drops.

The global financial crisis comes on top of the cost/price squeeze our fleets have been under for the past several years. The following examples help illustrate the problems our industry faces.

Price
• As an export industry our products are traded in US dollars. From early 2003 until the end of 2007 as the Canadian dollar steadily gained value on the strength of our petroleum exports it knocked more than 39 percent off the value of the exchange on the US dollars we received for our products. While exchange rates have improved somewhat over the last couple of months we have only recovered half of the exchange rate losses we’ve suffered since 2003.
• While the quality of our wild seafood products is second to none and the world wide availability of wild products is not increasing, the prices paid for our products have been kept low and in some cases have dropped because of increased competition from low cost aquaculture producers from countries with poor environmental regulation and labour standards. This is especially the case for two of our main products; salmon and shrimp. We have been able to maintain our market share in shrimp solely because of the efficiency and sheer volume of our production and the abundance of our stocks.

Costs
• While fuel costs have dropped over the last few months, during the 2008 fishing season they averaged a 60% increase over the previous year seriously eroding the profits margins of all our enterprises.
• The downloaded costs of management measures (observers at sea, video recording and viewing, dockside monitoring, log book maintenance), science costs, licencing fees, safety equipment and training are all additional costs that our enterprises have to bear because of our rigorous and demanding regulatory environment. These costs were always onerous. They are now prohibitive.
• Conservation measures, many of which were adopted voluntarily by our fleets, have also increased short term costs on a per pound basis. The benefits of these efforts will only be seen over the long term. Some of our fleets are also having to incur the costs associated with ecological certification just to maintain existing markets and without any indication that it will lead to improved prices.

Other issues
• Our crews are also aging, with average ages well over 40, reflecting the absence of young people entering the fishery and raising concerns about who will be fishing in the future. Lack of availability of experienced crews tied up 1/3 of the Gaspé herring fleet last season and many British Columbia ports saw half of the fleet tied up in 2008.

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Corse : quatre nouvelles réserves naturelles sont à  l’étude

La réserve naturelle de Scandola est la plus ancienne de l’île. A l’avenir sa superficie pourrait passer de 1 000 à  4 000 hectares en zone marine.
La volonté insulaire de préserver l’environnement trouve sa traduction en projets d’extension des réserves naturelles actuelles et de création de nouveaux espaces protégés tandis que se succèdent les alertes à  la pollution sur les sites littoraux sensibles…

Une autre proposition, à  plus long terme, concerne le classement en réserve des trois îlots cap-corsins de Finocchiarola, de l’île de la Giraglia et de l’île de Capense. Les rochers font office de refuge pour des espèces d’un fort intérêt patrimonial et scientifique. Les scientifiques estiment : « Les îlots sont précieux pour la compréhension des processus insulaires de spéciation ainsi que pour la conservation et l’étude de la faune. ‘

La pression humaine, liée au tourisme, à  l’urbanisation, entre autres, exercée sur les milieux naturels, rend indispensable une grande réflexion sur l’avenir écologique de l’île. Il y a aussi une cohérence environnementale à  promouvoir…

On ne supprime pas les activités des hommes, on les moralise. Les acteurs de terrain assurent : « Dans la plupart des cas, la réglementation exclut la sanctuarisation. Elle sert à  adapter des pratiques à  la sensibilité des lieux, de la faune et de la flore. Par exemple, la pêche professionnelle est autorisée, à  des conditions bien précises à  Scandola et dans les Bouches de Bonifacio. Elle tire d’ailleurs profit des mesures de protection et de gestion fixées. ‘ La vigilance ne freine pas les ardeurs touristiques. Loin s’en faut. L’essor de la plongée aux îles Lavezzi, à  Scandola, le succès des sentiers de randonnée autour de l’étang de Biguglia, à  la pointe du Cap corse, en attestent. Le patrimoine paysager, écologique participent à  la « Qualité Corse ‘ vantée par l’Agence du tourisme.

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La pollution marine menace l’économie locale du littoral

La pollution marine liée à  l’afflux de produits pétroliers et de produits chimiques a de lourdes répercussions sur l’environnement et laisse derrière elle une situation sociale et économique précaire qui compromet les équilibres microrégionaux. C’est ce que révèle l’étude destinée à  évaluer la vulnérabilité socio-économique du littoral insulaire commandée par la Direction régionale de l’environnement, DIREN Corse. La carte établie prouve toutefois que les communes du littoral ne sont pas toutes logées à  la même enseigne. Trois points de concentration ont été décelés : la Balagne, le pourtour du golfe d’Ajaccio, l’extrême-sud de l’île. La situation est à  peine moins préoccupante à  Bastia, à  L’àŽle-Rousse, à  Saint-Florent. La pression exercée par le risque varie selon la saison. Elle atteint un niveau élevé durant les mois d’été et décroît à  partir d’octobre pour devenir « relativement faible au cours de la saison d’hiver ‘. C’est le tourisme, avec l’intensification de l’activité des hôtels et restaurants balnéaires, qui porte la dynamique de péril…
Sans surprise, ce sont les activités « directement liées à  la mer ou bien bénéficiant d’une proximité avec la mer ‘ qui encourent des risques majeurs. Dans ce contexte, le sort de la pêche soumise aux ressources de la mer, inquiète…
La petite taille des embarcations représente un handicap supplémentaire… Le secteur des loisirs maritimes articulé autour des clubs de plongée sous-marine, des clubs nautiques, des compagnies de promenades en mer constitue un autre foyer de tension économique… Les experts affirment : « Une commune est jugée d’autant plus vulnérable à  une pollution marine qu’elle compte d’infrastructures de loisirs. ‘
La situation en cas de pollution n’est guère confortable pour aquariums qui renouvellent l’eau de leurs bassins avec de l’eau de mer, pour les piscines en eau de mer. Les experts s’attendent aussi à  ce que des phénomènes de pollution produisent des effets néfastes sur la fréquentation de port de plaisances, ports d’abris et mouillages…
« Une commune sera d’autant plus sensible que le nombre de ports et de mouillages qui y sont répertoriés est important. ‘ Face à  ces problématiques, les services de l’état disposent de deux types de réponses : l’action de prévention et les plans Polmar départementaux, afin d’optimiser les moyens de lutte contre la pollution existant.
Etude Le diagnostic littoral réalisé à  l’initiative de la DIREN Corse met en évidence des zones plus sensibles que d’autres aux risques de pollution
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Des militants écologistes tentent de s’en prendre à  un baleinier japonais SYDNEY

Des militants écologistes ont annoncé samedi avoir essayé d’attaquer un des navires de la flotte de pêche à  la baleine japonaise dans l’Antarctique avec des bombes puantes.

Le Steve Irwin, un bateau de la Sea Shepherd Conservation Society, a repéré le navire japonais Yushin Maru 2 dans un épais brouillard et des conditions de navigations rendues dangereuses par la glace, a indiqué l’association dans un communiqué.

« Le Steve Irwin a mis à  l’eau un bateau à  moteur avec un équipage pour attaquer le navire japonais avec des bombes au beurre avarié », a-t-elle poursuivi.

« Malheureusement, le vent est monté à  50 noeuds avec du blizzard. Le capitaine Paul Watson a ordonné au bateau de revenir pour des raisons de sécurité alors qu’il était à  mi chemin de sa cible, distante d’environ trois miles », a-t-elle précisé.

Le Steve Irwin poursuit maintenant la flotte japonaise, qui a arrêté de pêcher et est « en fuite », a dit pour sa part Paul Watson cité dans le communiqué.

Il a indiqué que les baleiniers était dans la zone d’exclusion économique antarctique australienne et a demandé à  Canberra d’ordonner à  la flotte de cesser la chasse.

Un moratoire international sur la chasse commerciale des baleines est en vigueur depuis 1986, mais le Japon continue de pêcher chaque année des centaines de baleines, arguant de pseudo programmes scientifiques.

Paul Watson, qui traque les baleiniers japonais durant leur saison de pêche estivale dans l’hémisphère sud depuis quatre ans avec un navire de la Sea Sheperd, a annoncé plus tôt cette année que son harcèlement a sauvé la vie de 500 de ces mammifères.

La Commission baleinière internationale a condamné les actions de Paul Watson, qui vont jusqu’à  l’abordage des navires.

Lors de la dernière saison, un bâtiment des douanes australien a suivi les baleiniers japonais, collectant vidéos et renseignements en vue d’éventuelles poursuites internationales.

Peter Garrett, le ministre australien de l’Environnement, a déclaré jeudi que le gouvernement n’avait pas renoncé à  engager des poursuites contre le Japon.

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